Tuc a écrit:
Ah ? Pourquoi ? Momonosuke c'était pas "vendeur" ?
C'est complètement idiot comme remarque, avec du talent tout peut être "vendeur" et Oda du talent il en a à revendre, c'est juste qu'il fait ce qu'il pense que son public veut (des femmes à la taille fine et des gros nichons par exemple) sans se rendre compte que c'est ce qu'il veut lui
Le motif récurrent de la princesse à sauver est juste une résurgence des contes de fées qui ne sont qu'une expression parmi d'autre d'un modèle patriarcale cantonnant la femme au rôle du faible et l'homme au rôle du fort, un prince à sauver serait moins vendeur seulement pour ceux dont le cerveau n'a pas plus de deux neurones. Oui ça concerne encore beaucoup de monde, mais rien ne prouve que ça ne fonctionnerait pas
C'est intéressant. Au fond, je pense que c'est un dilemme auquel tout artiste est confronté(e) : dessinateur, peintre, sculpteur, musicien, écrivain, etc.
Doit-il/elle créer une œuvre fidèle à sa propre vision, à son identité et à ses goûts (même "merdique" soient-ils), en espérant que le public finisse par aimer ça (une logique de transmission et de partage) ? Ou doit-il/elle au contraire adapter son art aux attentes de son public, quitte à voir son œuvre évoluer au gré des goûts et des sensibilités de chacun(e), jusqu'à ne plus vraiment lui appartenir ?
Au-delà des débats sur le féminisme et de la représentation des femmes dans le lore One Piecien, de l'opposition souvent caricaturale entre la "princesse en détresse" et la "femme forte, guerrière et indépendante" alors que ces archétypes pourraient très bien coexister (exemple : une pirate de rang A ou S capturée puis sauvée par son équipage, comme Luffy cherchant à sauver Ace).
Moi j'ai le sentiment que la véritable question est philosophique : à qui appartient une œuvre ? À son auteur ou à sa communauté ?
Perso, j'arrive à la même conclusion que toi, Tuc :
Oda fait ce qu'il veut. Et, à vrai dire, tant mieux!
C'est, je pense, la seule manière de trancher ce type de débat. ^^
Si un auteur commence à écrire uniquement pour satisfaire chaque partie de son public, son œuvre finit par perdre sa cohérence et son identité (certains pourraient argumenter que même sans ça l’œuvre a déjà perdu de sa cohérence et de son identité...).
Mais on voit bien que chacun réagit différemment à ses choix. Dans ma propre famille par exemple, mes 2 grands frères ont quasiment arrêté de suivre la parution hebdomadaire : l'un ne lit plus les chapitres qu'en diagonale, tandis que l'autre préfère attendre la fin du manga pour tout reprendre d'une traite mais de temps à autre regarde une
review sur YouTube.
(De mon côté, j'ai également été mécontent sur plusieurs orientations ces dernières années. J'ai toujours pas digéré ce qu'Oda a fait du Gear 5 ou même la défaite en
one punch de Kaido, mais ça ça ne regarde que moi...^^)