Supergirl (2026)
par Craig Gillespie Alors qu'elle célèbre son 23e anniversaire, Kara Zor-El, fille de Zor-El et cousine de Kal-El, voyage à travers la galaxie avec son chien Krypto. Sur une planète sous Soleil rouge, elle fait la rencontre de Ruthye Marye Knoll, une jeune fille voulant se venger de Krem des Collines d'Ocre, un chef de guerre qui a massacré sa famille.Basé sur la mini-série
Supergirl: Woman of Tomorrow (2021-2022) de Tom King et Bilquis Evely, le film en reprend la structure, les personnages et les thèmes (deuil et vengeance), mais change l'histoire pour proposer une sorte de space-mad-max. On perd l'onirisme du récit original pour quelque chose de plus classique, dans la ligne droite des
Gardiens de la Galaxie.
Le film en soi est plutôt efficace avec des acteurs au top, qui en constitue la grande force. Milly Alcock est excellente et propose une Supergirl paumée à l'opposé de Superman tout en étant complémentaire bien entendu. L'une des meilleurs Supergirl à mon sens. Les autres acteurs sont aussi bons : Eve Ridley est parfaite en gamine en quête de vengeance, le personnage de Krem est ici au bout du compte assez banal, mais Matthias Schoenaerts livre une prestation fascinante, tout comme Jason Momoa parfait en Lobo, même si le personnage est (logiquement) adouci et a un rôle limité.
Ces traitements sont finalement à l'image du film : un bon actionner, sans grande envolée mais efficace. La forme classique, qui lorgne du côté de Marvel, ne lui permet pas de se distinguer particulièrement, et l'approche punk-crade me semble par moment comme de la fausse audace, même si Milly Alcock joue cette corde à la perfection.
Un bon film aux thèmes intéressants, qui se pense comme une (re)naissance après la perte de son monde (quelle est la place de Kara dans l'univers après avoir tout perdu ?), mais un peu faible sur la direction artistique et la réalisation, très "studio".