Chibi Maruko-chan - Tome 7 L’été bat son plein pour Maruko qui, comme toujours, ne pense qu’à s’amuser et à se plaindre des contrariétés du quotidien. Une vie d’écolière pas très sérieuse mais étonnamment spirituelle, dans un genre avant-gardiste pour l’époque : la procrastination !
Ce septième tome propose dix nouvelles histoires, toutes concernant
Chibi Maruko-chan. En effet, contrairement à d’habitude, il n’y a pas d’histoires complémentaires, dans un graphisme différent et à un âge plus avancé. La particularité du volume vient cette fois-ci du fait qu’il coïncide avec la diffusion de l’animé adaptant l’œuvre et des conséquences de son immense succès (1990-1991). Ainsi, une fois n’est pas coutume,
Momoko Sakura se montre sérieuse, demandant par exemple à ses lecteurs de s’abstenir de rendre visite à ses parents et d’embêter les gens du quartier de son enfance.
À côté de cela, nous retrouvons les aventures de Maruko avec ses petites et grandes tracasseries, mais aussi ses projets pour améliorer son quotidien. Tout d’abord, elle entretient une correspondance avec deux fillettes de son âge. Outre ses idées décalées pour présenter sa ville, elle doit répondre à des questions de cœur ou sur comment se faire des amis. Elle répond de façon un peu trop directe, espérant tout de même recevoir un cadeau de ses correspondantes pour son anniversaire
La correspondance est un thème qu’on retrouve ensuite dans un autre grand sujet pour la fillette : les cartes de vœux pour la nouvelle année. C’est encore une fois toute une histoire pour Maruko qui a de grandes espérances, mettant son grand-père à contribution, mais son inconséquence lui joue des tours à la fin, comme toujours. Au niveau de ses grands rêves, impliquant son grand-père, on peut également citer le concert de Momoe Yamaguchi, grande idole de l’époque, à qui Maruko veut absolument offrir un cadeau… et finit par voler une boîte de crabes dans le réfrigérateur familial.
Les histoires de Maruko ne sont jamais très glorieuses, mais il lui arrive de se retrouver dans des situations où elle joue moins les divas mal inspirées : ainsi, nous avons droit à un épisode sur une guerre entre garçons et filles, un autre sur la peur que ses parents divorcent à la suite d’une grosse dispute ou encore l’exploration d’un vieux manoir avec des amis. Des moments où Maruko redevient une gamine presque ordinaire.
Mais qu’on se rassure, chassez le naturel, il revient au galop. Momoko Sakura reprend ensuite de plus belle la chronique de ses expériences un peu honteuses avec une journée de mal au ventre à l’école particulièrement communicative, l’arrivée dans sa modeste demeure d’un aquarium de poissons tropicaux (qui ne font pas long feu), son rêve d’avoir sa propre chambre ou encore l’obligation de se rendre durant l’été à la gymnastique radiophonique, impliquant de se lever tôt.
Bref, la vie pour Maruko n’est pas facile, mais elle nous fait toujours autant rire. Momoko Sakura a le chic pour mettre en forme et en dérision ses souvenirs d’enfance. Ces petites histoires offrent des sujets simples mais toujours surprenants, narrés avec un burlesque et une tendresse qui font mouche. On ne s’en lasse pas !