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Quel est le plus gros défault de ma fan fic ?
Originalité 18%  18%  [ 2 ]
Écriture ( vocabulaire, syntaxe ) 0%  0%  [ 0 ]
Orthographe 36%  36%  [ 4 ]
Description 27%  27%  [ 3 ]
Action 18%  18%  [ 2 ]
Nombre total de votes : 11
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 Sujet du message: Re: [fanfic] Brain Pirate.
MessagePosté: Mer 18 Sep 2013 19:39 
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Bonjours à tous. Un peu pris par la rentée j'ai été un peu retarder pour ce chapitre.

Comme vous pouvez le constatez, le dernier que j'ai mis marque la fin de la grande partie qu'était le passage avec Wace Rôx. Maintenant s'ouvre une nouvelle partie, un peu différentes si je puis dire, que j'espère que vous aimerez !

N'hésitez pas à commenter pour demander des choses, dire votre avis, me faire un déclaration d’impôt... Bref, pour n'importe quoi ! ( mais respecter les droits de l'homme tous de même. Ainsi que ceux du forum... :Ussop tien tien: )

En tout cas, voici le chapitre 26 !

Chapitre 26 : L’homme de Firensa


L’onde furtive qui zigzaguait était le seul indice qui pouvait révéler la présence de l’albatros des ténèbres, quelques dizaines de mètres en contrebas. Plus d’une semaine s’était écoulée depuis l’incident des neuf sphères.

« Je reste avec vous, avait décrété Roïlr. Mon camarade semblait trouver Ellipsys imbattable. J’ai envie de me rendre compte, de mes propres yeux, si cette affirmation qui lui a coûté la vie est vraie ou non. »

L’équipage des Brain Pirate l’avait accueilli de bon cœur. Hormis Ellipsys, qui restait cloîtré dans sa chambre. Après avoir lancé des ordres, durant les quelques heures qui avaient précédé ce départ inopiné, il ne sortait plus. Le doute s’insinuait dans l’esprit de l’équipage, au fur et à mesure que les jours s’écoulaient.

« Tu crois qu’il a quelque chose? demanda Hakid.

- J’espère pas… Les maladies, si elles ne sont pas traitées rapidement, peuvent devenir très dangereuses… indiqua Orion. Mais le capitaine le sait très bien.

- En tout cas, il ne mange plus. Les plats, devant la porte, restent, mais ne sont jamais touchés.

- Ne vous inquiétez pas, cela lui passera, assura Virtix, soutenu par Nimna. Cela nous avait aussi surpris les premières fois, mais finalement on s’y habitue. C’est une de ses tares. S’il s’enferme comme ça, c’est parce que…

- Il a un plan en tête, termina Wild-Doï. Et il ne lâche pas. Il essaye de prévoir tous les débouchés possibles, pour ne rien laisser au hasard. Seulement, pour qu’il reste coupé du monde pendant une si longue période, c’est que l’entreprise qu’il compte réaliser est…complexe. »


Quelques jours passèrent. Ellipsys ne semblait plus avoir la notion de nuit et de jour, une lampe étant toujours allumée dans son petit refuge.

Le navire avançait, porté par un bon vent, ou encore un bon courant, parcourait rapidement la distance qui le séparait de Firensa, l’une des seules villes dont ils possédaient l’éternel pose.
De la chambre du génie partaient souvent des messes basses, ainsi que des mots incompréhensibles. Hakid, toujours curieux, tenta d’écouter à la porte. Seulement, après quelques minutes, la voix d’Ellipsys s’éleva, plus claire et distincte que d’habitude.


« Hakid Zick, pourriez-vous vous écarter de la porte, votre présence me gêne. »


Sur ce, le manique s’était bien vite carapaté.


« Je me demande s’il ne devient pas…Enfin il semblait tenir un double dialogue.

- En tout cas, dans cette histoire, c’est toi l’idiot, s’amusa Orion.

- Il est vraiment étrange, argumenta Hakid. »


C’est alors que l’adolescent refit surface. Cela faisait un petit peu plus de deux semaines qu’ils naviguaient, quand il débarqua dans la grande pièce. Tous les yeux se tournèrent vers lui. Il était plus pâle que jamais, terriblement maigre, et de profondes cernes alourdissaient ses yeux. C’est tout de même avec un sourire affable qu’il s’avança vers son équipage.


« Je suis de retour. Il faut se préparer, on devrait arriver à Firensa dans la demi-heure. »



***************************************************************



La vile de Firensa était une ville accueillante, de par ses très nombreuses activités touristiques. Son climat estival promettait un temps sec, mais la ville savait garder une végétation dense, faite d’arbres tropicaux, de palmiers pour la plupart.

Point de passage de nombreux voyageurs, cette ville était l’une des cités les plus touristiques au monde. Entre ses magnifiques musées d’Histoire, sa merveilleuse cathédrale et ses jardins épatants, les touristes, ainsi que les pirates, venaient en masse.

Cependant, ces derniers était violemment réprimandé : la ville de Firensa possédait une force de frappe conséquente, et n’hésitait pas à s’en servir. La ville dominait tous les bastions disséminés sur le reste de l’île, et possédait d’autres territoires au-delà de ses frontières terrestres. Le port de la ville, avec ses différents voyageurs, assurait la richesse de la cité, lui promettant un bel avenir. Son armée, pour compléter le tableau, comportait quelque un million d’hommes, sous le commandement de grands stratèges.

Le siège du commandement était placé en haut de la montagne qui jouxtait la ville, de façon à ce que l’édifice surplombe celle-ci. En ce lieu, un conseil de quatre personnes, les quatre doyens, qui décidait de l’avenir de la cité. Firensa possédait un roi, mais celui-ci n’était qu’une sorte de représentant officiel, lors de réunions avec d’autres pays. Les véritables décisions étaient, en réalité, prises par les doyens.

Mais à toute ville, une part d’ombre : les quartiers reculés de la ville, mis un peu à l’écart, étaient rapidement devenus malfamés, régis par la pègre. Bien que les quartiers concernés fussent réduits, et constamment oppressés par la milice, les chefs de bandes survivaient, et entachaient cette magnifique ville, une fois la nuit tombée.
C’est dans la périphérie de la ville, que s’était installée cette malfaisance, loin des coins tranquilles du centre-ville. Et c’est dans cette direction qu’Ellipsys, après être arrivé au port, se dirigea, suivi de Wild-Doï, Orion et Virtix.

Les autres eurent quartier libre, pour se procurer outils, vivres, et récupérer quelques informations utiles. Ils marchèrent dans les petites ruelles de la ville, entourés de touristes et de marchands pressés. Le soir tombait, et d’ici deux heures, il ferait nuit noire.

Ils arrivèrent, après quelques dédalles de marches, devant une villa, grande, au jardin glorieusement taillé. Cette bâtisse rompait clairement avec le reste des lotissements, sales et sombres.
Ils tentèrent d’ouvrir la grille, mais un homme, parmi les gardes, s’approcha, et les interpella d’une voix brute.


« Halte ! Pas un mouvement, ou vous êtes mort. »


Ellipsys, passif, lui répondit :


« Je dois voir votre chef, Harsh.

- Comment connais-tu ce nom ? le questionna méchamment l’un des gardes.

- Y en a-t-il dans votre maisonnée, qui la nuit se change en fauve ? »


L’homme le regarda avec circonspection, puis s’inclina.


« Il se change, ma foi, en loup, mais je suppose que pour votre personne, cela revient au même. Je n’aurais jamais pensé que vous étiez un maître de la pègre, monsieur, votre jeune âge…Je vous conduirai, avec vos gens, chez maître Harsh. »


Ils avancèrent dans le jardinet, et rentrèrent dans la grande masure.


« C’est étrange, je ne me souviens pas vous avoir déjà vu, remarqua le chef des gardes qui les escortait.

- Je ne suis jamais venu ici, depuis qu’Harsh est arrivé…Mais je le connais depuis bien longtemps.

- Je comprends… »


Ils arrivèrent devant le bureau. Le garde ouvrit les portes, et invita Ellipsys à rentrer, seul. Comme le génie en avait fait la demande, Wild-Doï l’accompagna, l’ex-majordome en impressionnant plus d’un.

Une silhouette, leur tournant le dos, déclara, d’une voix dure, dès qu’ils furent assis dans des fauteuils confortables :


« Je ne me souviens pas d’avoir déjà traité avec vous. Je ne suis pas habitué à recevoir de visite inopinée. »


Ellipsys sourit.


« Peut-être, monsieur, mon nom vous évoquera quelque chose. »


L’adolescent marqua une pause.


« Alkin. Ellipsys Alkin. »


Un frisson étreignit l’homme.

___---

Voilà pour aujourd'hui !
A dans une semaine !

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 Sujet du message: Re: [fanfic] Brain Pirate.
MessagePosté: Jeu 3 Oct 2013 18:55 
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Vous ne me répondez plus ? Je m'en fout, j'suis toujours vivant et j'ai une fic à terminer ! C'est dans cette optique que je vous sert la chapitre 27, en espérant que le prochain sortira bientôt ! :frankype:

Chapitre 27 : Un plan

Harsh se retourna et sorti de l’ombre, silencieusement. C’était un homme grand, bien qu’un peu courbé, preuve de son âge avancé. Il était chauve, et des cicatrices, nombreuses, couvraient sa peau. Son teint basané contrastait avec la dureté de ses yeux.

Harsh soupira.

« Je n’aurais jamais pensé vous revoir…

- Moi, si, même si je ne pensais pas que cela arriverait si vite. Qu’est-ce que trois ans, n’est-ce pas ? J’espère que vous êtes toujours prêt à me rendre service.

- Ne vous méprenez pas. Le temps où je servais la famille Alkin est révolu. Je vous ai définitivement quitté depuis la mort de vos parents. Je ne suis plus lié à quiconque.

- Écoutez-moi, Harsh ! Je ne veux qu’un des objets en votre possession, rien de plus. Vous n’avez qu’à me le céder, je vous le rendrai, le plus rapidement possible. »

Harsh fronça les sourcils.

« Un objet ?

- Un plan, précisa Ellipsys, guettant la réaction de son interlocuteur. Si je me souviens bien, vous en savez beaucoup sur un certain lieu d’Etat.

- Tu es bel et bien différent d’il y a trois ans. Mais quel est ton but, qu’est-ce qui te pousse à venir me demander, de but en blanc, un plan centenaire ? »

Ellipsys inspira à fond, et regarda Harsh sans ciller.

« Je compte investir Marie-Joie, car je soupçonne la demeure des dragons célestes de cacher un poneglyphe, qui, de plus, est l’un des blocs le plus important sur le blanc des cent ans. Enfin, après, je changerai le monde. »

Wild-Doï ne put s’empêcher d’être estomaqué. « Voilà donc ce qu’il mijotait depuis tout ce temps. Mais ce projet... Comment Harsh va-t-il réagir ?

- Tu ne manques pas d’air, gamin, lança le colosse. Tu n’y arriveras jamais… En te voyant, j’ai cru apercevoir une légère ressemblance avec le grand Edward Alkin, ton défunt père, mais il me semble que je me suis trompé.
Maintenant, disparais. Je n’ai pas envie de voir le fils de la personne que je respectais le plus au monde, tomber devant mes yeux. Et n’essaye pas de revenir. Je ne t’aiderai pas. »

Ellipsys ferma les yeux, comme pour se calmer.

« Très bien. J’avais espéré plus de compassion. Au revoir. »

Ils sortirent de la propriété, escortés par quelques gardes.

« Bien, déclara Ellipsys, une fois à distance de la résidence d’Harsh, maintenant il va falloir la lui voler. »



****************************************************************



« Excuse-moi, Ellipsys, mais je pense que tu vas trop loin, indiqua Hakid, légèrement ulcéré. Se rendre à Marie-Joie ? C’est de la folie ! J’espère que tu vas me présenter des arguments convaincants… »

Ellipsys attendit un moment avant de répondre.

« Hakid, je ne dis pas les choses à la légère. Si je dis que c’est possible, alors ça l’est. »

Hakid secoua la tête. Il fut pris par des tics frénétiques, et se mit à marmonner. Mais soudain, il explosa :

« Non mais, tu es fou ! Tu veux ma mort ! »

Ellipsys le regarda froidement.

« Tais-toi, commanda t’il. »

Le charpentier fulmina encore un moment, son bras resta en suspens, comme s’il hésitait à frapper la personne responsable de ses troubles. Puis finalement, sa crise passa, et il s’excusa platement.

« Seulement, Hakid a raison, commenta Roïlr. Enfin, Marie-Joie est l’un des lieux les plus protégés du monde. Entre ses murs, résident beaucoup de soldats, et parfois même des hauts placés de la marine. Sans compter les unités spéciales chargées de la défense rapprochée des dragons célestes. Mais ce n’est pas que ceci, qui le rend difficile à atteindre. C’est sa position géographique. On ne peut s’y rendre qu’en prenant un téléphérique. Un pirate, même en falsifiant au mieux ses papiers, ne pourra pas passer. Les contrôles sont si stricts que même certains civils innocents sont recalés.

- Oui, il est vrai que c’est un problème. J’y ai longuement réfléchi. C’est pour cette raison qu’Harsh, et ses plans, vont nous être utiles.

- Ses plans ? Quels sont-ils ?

- Il dispose d’anciens plans, très vieux, et même parfois inexacts, à cause de l’écroulement des roches, et de l’aménagement de nouvelles bâtisses. Toutefois, ces plans indiquent quelques passages anciens, parfois oubliés.

- Mais, Harsh…Qui est-il ? demanda Hakid.

- L’ancien chef de la sécurité de la famille Alkin, qu’il a servi pendant de longues années, expliqua Wild-Doï. Mon maître. Seulement, lors d’une mission, Harsh a commis une erreur qui a conduit les parents d’Ellipsys à la mort. Rongé par les remord, il s’est enfui, tentant d’oublier sa bêtise, de couper les liens. Il aimait et admirait les Alkin de tout son cœur, comprenez-vous. »

Le colosse gratta son début de barbe grise.

« Heureusement, Ellipsys avait mis la main sur un fruit du démon, le clever-fruit. Il a mis un certain temps à savoir l’utiliser, car cette nouvelle façon d’utiliser son cerveau était…étrange. Ensuite, avec mon aide, il a mis en place ses premières expéditions.

Harsh était, dans sa jeunesse, au service d’une famille noble. Il était une sorte de larbin, même si cela lui fait mal de l’avouer. Seulement, c’est un gaillard extrêmement puissant, et il parvint à s’enfuir, à l’aide d’un plan de Marie-Joie, l’un des derniers qu’il restait dans le monde. Ce plan était le trésor de la famille de nobles chez qui il vivait. C’est devenu son trésor. »

Un nouveau silence s’imposa. Personne ne pipa mot pendant un long moment.

« Et nous devrons lui voler ces documents…réalisa Virtix.

- Oui. Il devrait y avoir de l’agitation du côté des mafieux, de par ma venue, mais Nimna est déjà sur place. Elle doit avoir recueilli pas mal d’informations, et peut-être va-t-elle réussir à s’infiltrer complètement. »



****************************************************************


Le centre historique de Firensa était construit en hauteur, avec le château du commandement à son sommet. Seulement, autour de la baie où se trouvait la ville, naissaient de grands et puissants pics, d’une hauteur égale, voire plus élevée, que celle du château. La plupart de ces pics, qui était habitables, étaient réservés à quelques temples religieux, représentant les différentes ethnies de la ville. Tous, en construisant leurs sanctuaires sur ces montagnes acérées, n’avaient qu’un seul but : se rapprocher de leurs dieux.

La milice de Firensa était intransigeante. Elle refusait catégoriquement les affrontements des différents temples dans la ville, les menaçant d’expulsion, si bien que dans les montagnes qui entouraient la cité, les rixes et bastonnades étaient plus que fréquents.

Les différents monastères étaient, pour les plus importants, construits avec une grande finesse, un travail de haute qualité, réalisé à la main, par quelques experts des quatre coins du monde. Mais, cachés derrière les fioritures, se trouvaient pièges et soldats ; les serviteurs du temple étant de véritables guerriers, entraînés au combat depuis leur plus jeune âge.

« Il va changer les plans de place. A mon avis, il se doute que tu ne veux pas en rester là, Ellipsys, indiqua Nimna. D’après ses derniers rendez-vous, je pense qu’il va les confier à un temple, l’un des plus puissants de la région, avec lequel il a sympathisé…

- Très bien, merci pour ces renseignements. Mais où es-tu en ce moment ? Dans la propriété ?

- Oui, mais je ne peux pas rester longtemps…Il garde tous ses hommes sous son contrôle, lui échapper pendant quelques minutes est, en soi, un exploit à part entière. D’ailleurs, c’est pour cela que je vous ai demandé une discussion via la transe d’Ophélie. Il surveille les discussions escargophoniques…Il est, de toute évidence, très prudent…

- Bien. On va établir un plan, agis comme d’habitude. On te recontacte bientôt ! »

Ophélie coupa la transmission, et retomba sur un coussin de l’hôtel où ils se trouvaient.

« Maintenir une liaison de bonne qualité comme celle-ci, et pour plusieurs personnes, c’est trop dur pour moi. Je n’ai pas le niveau.

- Ne force pas trop, lui conseilla doucement Orion, tout en lui administrant des sucreries mélangées avec des herbes, une sorte de tonifiant. »

Cela faisait trois jours qu’ils avaient débarqué à Firensa. Ellipsys s’était servi d’une partie de sa fortune, qu’il gardait sur le navire, pour se payer un hôtel, une belle suite. En effet le navire avait été caché, contre d’éventuelles attaques, au fond de la berge.

« Bien, il a donc décidé de bouger …commenta Ellipsys. A notre tour, dans ce cas. »

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 Sujet du message: Re: [fanfic] Brain Pirate.
MessagePosté: Jeu 10 Oct 2013 16:43 
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Heyyy!! C'est Zedka qui revient d'entre les morts !! (J'ai pas kiffé là-bas, un peu trop putride).
Comme promis, voilà une pitite pitite pitite critique sur l'arc qui vient de se conclure, celui des Sphères :
Commençons par le moins important, c'est à dire la forme :
Niveau orthographe, je n'ai rien repéré de choquant, quelque fautes de frappes peut-être (enfait/en fait, etc...). Niveau grammaire-conjugaison, on les fautes se diversifient (sans tout de même abonder) mais essaie de faire attention ;)
Le style, sans être "simpliste", est un peu (trop) facile à lire, et je trouve les descriptions beaucoup trop succintes. De nombreuses fois, j'ai trouvé que certains passages s'enchaînaient trop vite sans descriptions des gens, des lieux des faits, où alors tellement vite expédié qu'elle ne donne pas assez d'info. C'est pour moi un des plus gros défauts de ta fanfic, car elle ôte toute ambiance à ton texte, même dans les scènes d'actions où tu pourrais décire beaucoup plus précisément les mouvements et les assauts de tes personnages. Essaie un peu d'enrichir ton texte, ça ferai pas de mal ! ;)

Continuons maintenant avec le fond :
C'est ici que cet arc m'a plutôt déçu. Ce que j'aimais bien avec ta fic, c'était les réflexions et les plans qu'Ellipsys mettait en oeuvre, les déductions et les raisonnements qu'il faisait. Dans le premier arc, avec le pirate-qu'a-des-faucilles-dont-je-ne-me-souviens-plus-nom, j'avais bien aimé la manière dont Ellipsys persuadait Hakid, ainsi que son raisonnement, sur lequel était basé le plan, qui partait simplement de deux petite taches de sang sur le registres des consultations. Les combats étaient franchement moyens, mais ils n'était pas prioritaires, et cet arc restait pas mal.
Le second arc, sur Opalia, est de loin mon préféré : il y avait de nouveau un plan intelligent qui prenait le revers du revers, et l'action était beaucoup mieux gérée : les combats classiques en 1 vs 1, ou sur l'arc précédent tu avait été bancal, étaient presque absent, mais l'action était là et on étaient vraiment dedans. De plus, l'histoire avec Orion, Ophélie and co. était elle aussi passionante, quoiqu'un peu prévisible.
Sur cet arc... Le plan se résumait (à peu de choses près) à "1)On fonce 2)On tape tout le monde 3)On fait tout péter"... Bon ok, c'était pas exactement ça mais presque. Les combats, à l’exception de Brain Pirates vs Gello, Shuloï vs Virtix et peut-être du coimbat d'Orion, étaient soit ennuyeux soit trop vite expédiés, je pense en particulier à celui de Stella dans l'échiquier géant : on nous a fait attendre pendant trois chapitre, rajoutant des participants, des détails, pour au final expédier le tout en 10 lignes... C'était vraiment mouaitant. Et enfin, à la conclusion, double WTF : Ellipsys qui se fight ?? Pour moi, le captain était le cerveau qui faisait les plans mais ne se salissait jamais les mains, mais là il se bat et il a le level d'un... Shishibukai...? Alors qu'a la base c'est un garçon de bonne famille ? Et le second, Rowle intègre les Brain ?? Alors que c'est un révolutionnaire ? Enfin, l'AR est une armée organisé, et lui en plus étai plutôt haut-palcé, et il se barre sans rien dire, comme si c'était normal, pour devenir pirate...?

Mais ne te décourage pas : d'après ce que j'ai vu de l'arc qui vient d'être entamé et ce que tu nous a dit à propos des combats moins présents et des descriptions plus étoffées, ça s'annonce bien meilleur que celui des Sphères !! J'attend la suite avec impatience !!

Conclusion (ce qui améliorerai terriblement ta fic) :
- Des combats moins présents, ou au moins mieux faits et mieux gérés
- Des descriptions beaucoup plus étoffées
- Des chapitres plus longs !! J'en ai peu parlé, mais tes chapter sont vraiment courts, et essaie vraiment de les rallonger, quite à ralentir le rythme de parution... (Un chapitre toute les deux semaines suffit largement !)

Voilà !! Et je le redit, ne te décourage pas pour un simple petit commentaire, car si cet arc était décevant, le précédent était franchement bien et le suivant s'annonce encore mieux !! ;)


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 Sujet du message: Re: [fanfic] Brain Pirate.
MessagePosté: Lun 21 Oct 2013 12:08 
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Hello tout le monde !

Avec la fin des cours et tout les contrôle avec, les petite modifs que j'ai du faire, j'ai pas put vous servire de chapitre. Mais me revoilà.

J'ai bien réfléchit à se que tu as dis Zedka, et je suis d'accord, sur certain point: il faut que je m'améliore niveau description, déroulement de l'histoire. Je pense que le nouvelle arc est mieux construit ( en faite beaucoup mieux. ).
Ce qui m'a géner dans le précedent c'est que j'ai fait une sorte d'arc à la One Piece : Ils vont quelque part ou ils connaissent pas du tout, ils sont surpris, ils contre-attaque. Pas vraiment de scénario digne de ce nom je suis d'accord. ( Pourtant vous pouvez pas savoir comment je me suis casez la tête pour trouver une sorti convenable ( à mes yeux ) après mettre embourbé dans cette histoire.

Bref. Concernant Ellipsys et ses combats, Roïlr et son intégration, je suis d'accord, c'est étrange, mais bon, en faite je mettais fait à l'idée --' Enfin je vais retravailler un peu plus mes texte pour fournir quelque chose de bien travailler.

C'est dans cette optique ci que je vous présente le chapitre 28 ! ;)


Chapitre 28 : Faire ses preuves.


Nimna se ramassa sur elle-même, telle un fauve, s’apprêtant à bondir sur sa proie. La lune, avec son éclat fantomatique, éclairait le déguisement qu’elle avait choisi de porter en s’infiltrant dans la demeure de Harsh : une jeune femme brune, de grande taille, très fine, et légèrement bronzée. Elle avait, avec quelques prothèses, confectionné un nouveau nez, aquilin, et des oreilles décollées. On ne pouvait la reconnaître, même avec de l’effort.
Elle sauta. C’est in extremis qu’elle s’agrippa au rebord en pierre de l’hôtel, sans effleurer les différents câbles qui se trouvaient en-dessous. Tous étaient munis de clochettes, qui alerteraient de suite tous les moines habitant dans le temple, ainsi que les hommes d’Harsh. Les deux gardes chargés de la protection de la salle, de l’hôtel plus précisément, s’étaient endormis, piqués par une aiguille soporifique.
L’hôtel du temple était une magnifique pièce d’art. Il était décorer de façon très sobre mais tous ses détails valait le coup d’œil, et tous désignait qu’une chose : leurs dieux, Mira, et la puissance qu’ils leurs conférait. Le temple lui-même dégageait une étrange atmosphère, qui plus est de nuit, et Nimna n’était pas rassurer. Les statues du temple, faite avec de l’obsidienne et du labeur, lui donnait froid dans le dos, et leurs sombre prunelle, inquiétante ténèbres, la figeait, la rendant immobile, véritable statue elle aussi.
La pirate se faufila autour de l’hôtel et crocheta le coffre. A l’intérieur, les documents voulus par Ellipsys. Elle les saisit, et se retourna. Le promontoire d’où elle était partie initialement était inaccessible.
Elle s’accrocha à un relief du mur particulièrement élevé, et lança sa jambe en l’air. Raté. Elle réessaya, en vain. Une moue rageuse étira ses traits. Elle s’éloigna du mur, observant tous les interstices possibles. Le mur était parfaitement lisse, à l’exception de la petite excavation qui lui servait depuis le début, mais le pilier d’une statue offrait une prise plus potable.. Elle dévia légèrement sa route, et posa son pied sur le socle en marbre blanc de la statue. Son bras partit en l’air à la recherche du rebord. Elle l’atteignit d’une seule main. Au bout d’une longue et dure traction, elle parvint à l’endroit où elle se trouvait quelques instants plus tôt.
Un cliquetis lui parvint.
« Salut ma belle. J’ai bien fait de me méfier de toi, murmura un homme brun, lui pointant un pistolet sur le front. »

****************************************************************

L’aube resplendissait. Le soleil, par delà les collines, envoyait ses rayons sur la cime des montagnes. Il était encore très tôt, et une nappe de brume gisait ça et là.
Ellipsys, seul, marchait sur le sentier qui le mènerait au temple. Ce dernier, lentement, se dessina, révélant un vieux bâtiment, en bois et en pierre, surmonté d’une belle tête de taureau.
Des couleurs agressives telles que le rouge étaient appliquées sur le bois, ce qui rendait le bâtiment à la fois lugubre et vivant.
Ellipsys ouvrit la grande porte.
« On ne bouge pas ! »
Plus de quarante soldats armés, moines ou mafieux, braquaient divers pistolets, face au génie. Harsh avait son poignard sur la face d’une jeune femme brune, grande.
« Voilà ta subordonnée qui s’est insidieusement introduite dans le temple. Mais par malheur, elle s’est fait repérer par mes hommes. Dommage, vraiment dommage.
- Oui, regrettable en effet, approuva Ellipsys.
- Je me doutais que tu voudrais me voler. Mais en déplaçant mon trésor, je pensais échapper à un quelconque vol…Seulement il se trouve que tu es un minimum dégourdi.
- Oui, je suis un minimum dégourdi, affirma Ellipsys. D’ailleurs, tellement dégourdi, que j’ai déjà réussi à voler les plans. »
Il désigna la jeune femme brune.
« Elle n’est rien pour moi, je ne l’ai engagée qu’une fois sur l’île. »
Harsh eut un rictus.
« Tu bluffes !
- Si tu veux en être sûr, je peux te prouver que je les ai déjà volés. »
Il s’avança vers l’hôtel.
« Bouge pas ! Encore un pas et je la bute ! »
Ellipsys, imperturbable, continua d’avancer. Harsh se retrouva coincé. Il ne pouvait pas trahir sa parole, même si il répugnait à tuer une jeune femme qui n’avait fait qu’obéir aux ordres. Il était troublé par la dureté de l’adolescent. Il appuya son couteau sur le cou de la jeune femme, et le sang gicla.
L’adolescent ne cilla pas.
L’adolescent ne cilla pas. Son regard, froid, secoua Harsh. Un visage, au sourcil dur et noir, au joue creuse et à la mâchoire allongé, tout de même harmonieux, apparut dans son esprit. Un visage doté d’un telle regard. Le visage d’Edward Alkin.

Impressionné par le stoïcisme du génie, Harsh se retourna et ouvrit son coffre, sur l’hôtel. Un tas de papier s’y trouvait, mais aucune trace des précieux plans recherchés. Le sang lui monta à la tête. Il regarda la jeune femme.
En lui tranchant le coup, la prothèse du nez s’était décalée, et, étrangement, la poitrine de la jeune femme aussi. En un éclair, Harsh reconnut son homme. Il se retourna lentement vers Ellipsys qui le fixait, immobile, le sourire aux lèvres.
« Neutralisez-le ! »

*********************************************************************


Les shurikens abattirent trois hommes alors qu’ils tentaient d’écharper Ellipsys. D’autres salves meurtrières fusèrent, sifflantes et fulgurantes, mais les soldats savaient maintenant qu’on leur tirait dessus. Ils esquivèrent ou parèrent les projectiles, et rares sont ceux qui passèrent les murailles protectrices des guerriers.
« Les gardes qu’il a choisis ne sont pas si mauvais que ça…, songea Ellipsys »
Il recula précipitamment, porté par son arsenal de défense, qui le fit sortir du temple rapidement.
« Fumée des manticores ! »
Une épaisse couche de vapeur noire surgit du plancher, des fenêtres, ainsi que par tous les orifices possibles. Elle était sombre comme la mort et dégageait une puanteur effroyable. La vapeur attaqua violemment les hommes, recula, réattaqua, les asphyxiant.
« Ne respirez pas et sortez. Gardez Alkin à l’œil, ordonna Harsh ».
Tous sortirent du temple, courant, effrayés comme des bêtes, ou marchant, sur leurs gardes. Le monstre noir rugit, s’agita dans tous les sens, puis s’effondra, répandant ses restes sur le sol.
« Arcanes des transes, le courant du fracassement ! »
Un groupe de bonhommes, bien baraqués, portant chacun des armes meurtrières, recouvertes de sang séché, mordirent la poussière, balayés par une main invisible. Ils grognèrent un coup et voulurent se relever, impossible cependant. Ophélie sortit des frondaisons du temple, accompagnée d’Orion.
Un groupe s’approcha d’Ellipsys, quand soudain survinrent Roïlr et Hakid, tous deux foudroyants.
« Roller shoot ! »
« Boule de feu géante ! »
Ils continuèrent leur course en zigzaguant, véritables serpents dans une mer agitée. Une détonation vociféra, força Hakid à stopper net son engin, mais ne freina en rien leur danse : cabriole des masses, grand écart avec rollers.
« Karaté des homme poissons, les épines aquatiques ! »
Ses tentacules se hérissèrent, et Virtix frappa violemment ses ennemis, alors qu’ils venaient à lui.
Harsh grogna en voyant ses hommes partir de façon désordonnée. Il tira son sabre.
« Je suis la voie du Destin. Tu vas trembler face à mes techniques, petit ! »
- Soit… »
Ellipsys activa son arme, et une certaine chaleur s’en dégagea.
L’ancien chef de la sécurité s’élança. Si Harsh avait l’avantage de la force, Ellipsys pouvait s’appuyer sur sa rapidité, qui était assurée par ses drôles de réacteurs.
« Première destinée, le destin rouge ! »
« La fureur de l’ours ! »
L’éclat fut terriblement violent. Le sabre d’Harsh, décrivant une parabole parfaite, activé par une main sûre, porta de l’ombre sur Ellipsys. Un geste dévastateur, qui prouvait l’habileté d’Harsh. Métal contre métal, violence contre violence.
Wild-Doï, en forme semi-humaine, regarda son ancien tueur d’un œil noir.
« Tiens, Wild-Doï. On va bien s’amuser ! »


*********************************************************************



Leurs grands couteaux s’entrechoquèrent, cognèrent, une secousse crissa. Ellipsys recula.
« Tu ne l’aides pas ? l’interrogea Hakid.
- Wild-Doï en a fait une affaire personnelle. Il a fini par me convaincre de le laisser faire. Il était profondément attaché à son mentor. De plus… utiliser mes appareils trop souvent alors que je ne suis pas habitué, n’est pas bon pour mon corps. Je finirais par subir de trop graves conséquences»
Wild-Doï se retira, blessé au poignet. Il changea son sabre de main, et dévia l’épée d’Harsh.
« Le punch de l’ours ! »
De sa main blessée, il envoya le mafieux s’écraser contre les rocs. Harsh se releva, ne montrant aucun signe de fatigue. Il cracha un gros caillot de sang, et remit son sabre en position. Imperceptiblement, sa garde changea, et c’est par un coup d’estoc, parfaitement maîtrisé, que le vieil expert chargea.
« Deuxième destinée ! L’aléa des morts ! »
L’étonnement les frappa tous : c’était un coup présumé classique, mais une prise de risque, qui plus est face à un adversaire telle que Wild-Doï. La lame de ce dernier atteignit la ferraille de son ancien mentor. Le sabre dévia. Mais pas assez. L’épaule de l’homme-ours fut durement touchée. Harsh était maintenant tendu à l’extrême, et tenta de reculer. Wild-Doï profita de l’occasion : le vieil homme ne repartait pas assez vite, son sabre étant légèrement bloqué dans l’épaule de l’homme-ours.
« L’embrochement de l’ours ! »
Le sang éclaboussa les deux adversaires. Ils jouèrent de leurs sabres. Tous les membres chargés de la protection du temple étaient finalement à terre. Si les Brain pirates étaient légèrement fatigués et écorchés, aucun n’avait de blessure majeure.
Les deux colosses s’étaient écartés avant de reprendre leurs affrontements. Tous deux montraient une visible fatigue, maintenant, et de grosses blessures.
Alors qu’ils repartaient de, Ellipsys s’interposa.
Il regarda les deux hommes dans les yeux, et avec une froideur exemplaire et une prétention des plus totales, ordonna :
« Assez ! »



___

Voilà pour le 28. Il est plus long que les précédents, légèrement plus court que les premier que j'ai mis. J'ai essayé de mettre quelque description plus longue, meixu construite, je ne sais pas si sa se sent.
Bref, le prochain chapitre ne sortira qu'après les vacances : faut que je fasse des modifs, la correction, et comme je pars en vacance, je ne pourrais faire tous ça. Donc a dans deux semaine !

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 Sujet du message: Re: [fanfic] Brain Pirate.
MessagePosté: Lun 21 Oct 2013 18:26 
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Raiiight !! Je m'étais promis de ne plus laisser de petit commentaire floodeur à chaque chapitre, mais là il le fallait, en rebondissement a ma critique. Bon, je n'irai pas par 5 chemin : ce chapitre est bon. Très bon même, si l'on le compare au précédent. Et, preuve de l'allégresse que j'ai eu a le lire, il m'a vraiment donné envie d'écrire, comme me font certaines fictions d'un certain forum bleu ;). Les descriptions sont bien faites, l'action et bien plus prenante qu'auparavant. Je regrette presque de t'avoir demander moins de combat (je plaisante, les combats en 1 vs 1 omniprésents comme sur l'arc précédent c'est très vite lourd). On ressent tout de même de grands progrès, ou peut-être même un "allez-on-va-s'y-mettre-réellement" que j'ai encouragé avec ma critique de l'autre jour dans ce chapitre, qui même en étant relativement court est franchement meilleur, notament avec l'infiltration de Nimna qui était franchement pas mal !! Allez, continue comme ça mon pti Solino !! ;)


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 Sujet du message: Re: [fanfic] Brain Pirate.
MessagePosté: Mer 11 Déc 2013 17:01 
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Par un bel après midi
Je reviens dans ce forum
Parler de pirate et de Rhum
Chantant un brin de poésie ( c'est très moche et c'est vite fait, mais j'avais envie de faire des rime :p )
Encore désolé pour le retard
"1 mois et demie, quel co***** "
Vous dites vous, en me lisant
"Mais bon, après tout
Voilà un chapitre excellant
Arrêtons donc d'être médisant"

Chapitre 29 : Reconnaissance


Harsh s’inclina avec lenteur : le geste lui coûtait. Il se savait vaincu mais il avait tout de même sa fierté.

« Je m’était trompé sur ton compte, Ellipsys Alkin. Tu es bien le fils de ton père. Je ne voulais plus avoir de lien avec quiconque mais, finalement, je crois que cette résolution est compromis. Tu as finalement reçu tous les attributs de la famille Alkin, voire même plus…
Je te cède les plans de bon cœur. »

Ils avaient regagné avec Harsh la demeure de ce dernier. Orion, en grand expert, avait fait de son mieux pour faire cicatriser les blessures d’Harsh et Wild-Doï. Quelques heures de soins et de grognements, d’attente et de repos, et ils se retrouvèrent tous, encore un peu fatigués, mais tout de même reposés, dans la grande salle de la maison du chef mafieux.
Ils déroulèrent le plan sur une grande table de bois vernie. Jaune était le plan, vieux les traits tracés, des traces d’usure se traduisaient par endroits, avec la disparition de quelques zones.

« Bon, ça ne date pas d’hier, mais normalement, la plupart des lieux sont resté tels quels, indiqua Harsh.

- Très bien. Alors, pour accéder à la ville, par où faut-il passer ?

- Il vous faudra gagner les Sabaody. De là, en suivant le trajet du téléphérique, vous arriverez à Red line. Là, il vous faudra plonger de bien 70 mètres, vu que le Red Line s’est enfoncé…Et avec le niveau de l’eau qui monte, ça me parait juste.

- Pour ce qui est d’aller sous l’eau, on est équipés, lança Hakid, fier de lui.

- Ensuite, en rentrant dans la cavité, il vous faudra remonter, le plus possible avec le navire. Ensuite une tonne de portes s’offrent à vous, et un bon dédale d’escaliers. »

Il pointa du doigt l’une des pièces du plan.

« Regardez. Les dragons célestes, qui trouvaient ces escaliers très fatigants, avaient prévu des chambres-étapes. Je n’ai jamais compris le principe, étant donné qu’ils ne se fatiguaient jamais : ils étaient toujours juchés sur des esclaves.
À l’intérieur, vous aurez un principal ennemi à prendre en compte. L’édifice n’est plus utilisé depuis des siècles. Aussi, tout aura tendance à s’écrouler. Donc faites bien attention…

- Très bien. Mais une fois en haut, tu aurais des conseils pour nous ?

- Non… Aucun plan ne parle de poneglyphes cachés dans Marie-Joie.

- Entendu. On se débrouillera de nous-mêmes.

- Oui…Et n’oubliez pas le refrain : vous êtes mort si ils vous trouvent. Alors, restez dans l’ombre le plus possible. »

Un silence s’installa. Ellipsys se leva finalement, et enroula les plans.

« Il est temps pour nous de devoir te laisser, Harsh. Partir de nuit nous facilitera la tâche, et nous n’avons, bien entendu, pas de temps à perdre.

- Je comprends. Je ne saurais me prononcer sur l’avenir de votre entreprise, mais je vous souhaite bonne chance.

- Je viendrai te rendre les plans.

- Bien. Merci. Bonne route, Monsieur Alkin. »


****************************************************************

« Vice-Amiral Sny ? Qu’ y a-t-il ? Vous nous avez fait venir. »

Le vieil homme releva la tête, fatigué. Des barres noires pendaient sous ses yeux, il gagnait des hivers, et ses yeux, eux qui d’habitude, exemplaires, montraient la voie à suivre, le chemin de la raison et de la réflexion, trahissaient dernièrement le doute, le désarroi et la tristesse.
Le Vice-Amiral sourit tout de même à ses deux jeunes soldats, qu’il avait pris d’affection, eux à lui également. C’est de but en blanc qu’il leur annonça la nouvelle.

« Oui ; vous allez être mutés avant la grande bataille. »

L’incrédulité s’empara des brillants éléments de la Marine. Un vilain doute s’insinua en eux, et ils laissèrent s’échapper quelques grossièretés mal avisées devant un supérieur. Sny ne s’en formalisa pas, mais répliqua vivement, ne leur laissant pas le moindre répit.

« Écoutez ! Cette bataille attire tous les regards, mais la marine ne peut se permettre de laisser certaines zones sans défense. Vos prestations ont beaucoup impressionné, en haut lieu. Vous protègerez les dragons célestes à Marie-Joie de toute attaque.

- Mais…

- Vous ne pouvez contredire les ordres. Les dragons ont demandé des membres de la marine brillants. La plupart des effectifs sont au front. On ne peut pas refuser leur demande, depuis l’incident avec Luffy au chapeau de paille. De plus, après l’affaire d’Opame, vous avez attiré l’attention du public, les Dragons Célestes vous-reconnaîtrez. D’autres vous accompagnerez dans votre tâche, qui devrait se terminer dans un peu plus d’un mois. Le temps que le gouvernement se remette de l’affrontement qui sera, à coup sûr, terrible.

Ardam et Finster acquiescèrent finalement.

« Très bien.

- Vous partez dès demain ! »

Ils saluèrent, et commencèrent à quitter la salle. Mais soudain ils se retournèrent comme un même homme. Le respect et la gratitude débordaient de leurs corps, se traduisant par les larmes, éparses, qui coulaient dans le coin de leurs yeux.

« Bonne chance pour la bataille Monsieur ! Restez en vie !

- Merci. J’essayerai. »

Une petite étoile liquide scintilla sur la joue ridée du vieil amiral.


**************************************************************


Ils partirent de Firensa dans le courant de la nuit. Le bateau, remis à neuf, contenait assez de provisions pour plus d’un mois. Harsh leur confia des faux laissez-passer, pour sortir de la crique de la grande cité, qui, en effet, avait un règlement très strict, sur les entrées et les sorties.
Le trajet jusqu’au Sabaody dura une bonne semaine.

Roïlr passait son temps dans l’infirmerie, pour qu’Orion finisse l’opération concernant son bras. Ayant eu celui-ci broyé, et son arme détruite, il s’était résigné, après de longs tourments et réflexions, à rester manchot. La rééducation promettait un chemin dur, nu, sans prise potable pour un guerrier diminué. Un chemin plein de pierres, où il devait cheminer, seul, portant encore le deuil de son ancien compagnon.
Il contacta deux fois un supérieur direct de son organisation, et Ellipsys proposa plus d’une fois de le déposer pour qu’il retrouve d’autres membres de son organisation, mais Roïlr insista pour rester, ferme et inflexible.

Ellipsys s’enferma de nouveau avec les plans, mais seulement durant les nuits. Il ressortait régulièrement pour exposer des idées, des théories sur l’endroit éventuel où se trouvait la stèle. Il parlait aussi de nouvelles techniques de combat, de nouvelles technologies, ou encore de médicaments, avec Orion.

Durant la traversée, les Brain Pirate assistèrent, usant de moyens illégaux, aux terribles événements de la guerre au sommet, à la mort tragique de Ace et glorieuse de Barbe Blanche. Comme beaucoup dans le vaste monde, ils furent ébranlés par cette affrontement titanesque.

« Ca nous facilitera la tâche, j’espère, déclara Ellipsys. La marine, même si sous les apparences, a remporté la victoire, est grandement fragilisée par cette bataille. Il va falloir jouer cette carte ! »

Ils arrivèrent finalement au Sabaody, qui gardait les traces des événements survenus quelques jours auparavant. Des traces de bataille, des débris jonchaient le sol, l’herbe était battue par la foule venue assister à la retransmission de la guerre.
L’archipel s’était vidé, et semblait comme mort. Seuls restaient les quelques habitants de ce carrefour.
Ellipsys se leva, monta sur une chaise, prit de l’importance, et parla d’une voix forte, maîtrisée.

« Votre attention ! »

Tous les regards se tournèrent vers le jeune homme.

« Nous allons au-devant d’un grand danger. J’espère qu’il n’y aura pas d’incident regrettable. Cependant, ils seront tout de même présents, et il y en aura sans aucun doute. Peut-être n’êtes-vous pas prêts à me suivre. Si c’est le cas, je vous invite, et vous conseille, vivement, et sans aucun détour, à partir. Je ne vous en blâmerai pas »

Un silence plana autour d’eux pendant un moment. Un moment étrange où, sans aucun geste, aucune parole, les membres de l’équipe se comprenaient. Cet instant dura longtemps, sans qu’aucun ne bougeât, ne serait-ce que d’un millimètre ; tout l’équipage communiait, avant la tempête. Puis sans un mot, Nimna et Virtix se rangèrent au côté d’Ellipsys. De toute évidence, leur motivation venait d’elle-même, sans besoin de l’exprimer. Wild-Doï releva la tête et prit la parole.

« Toute ma vie, j’ai servi les Alkin. J’ai juré de les protéger, quoiqu’il advienne. Je ne leur ferai pas défaut. Je suis tien, Ellipsys. »

Il s’approcha du génie. Hakid se racla la gorge a son tour.

« Tu m’as montré la voie, Ellipsys. Aussi, celle-ci me mène vers ton objectif. Je te suivrai. »

Orion et Ophélie suivirent, expliquant qu’ils étaient redevables à jamais envers l’adolescent et son équipe. Ils se placèrent au côté de Nimna et Virtix.
Roïlr fut le dernier à sortir du mutisme. Il se leva, médita un moment son discours dans sa tête, et parla. Sa voix, bien que vaillamment domptée, sursautait par moments, trahissant l’émotion que subissait Roïlr, sous ce beau discours, comme ambitieux.

«Je n’ai jamais douté de mon appartenance au système révolutionnaire. Nous étions fiers, et fiers de notre fierté. Peut-être un peu trop. L’incident qui s’est produit dernièrement m’a gravement atteint. Tennios était un camarade, mon ami, mon frère… J’ai traversé tant de choses avec lui, durant mon ascension au sein du système révolutionnaire. Son esprit hante les bases où je devrais retourner, et je ne suis pas encore prêt à affronter ceci.
Découvrir celui pour qui mon ami a donné sa vie est désormais mon but. Je t’accompagnerai. »

Ellipsys les fixa les uns après les autres.

« Bien. Allons-y ! »

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 Sujet du message: Re: [fanfic] Brain Pirate.
MessagePosté: Jeu 9 Jan 2014 20:08 
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Me revoilà !

Voici le nouveau chapitre :

Chapitre 30 : Dans les profondeurs.


La coque crissa. Un courant les projeta de nouveau sur la paroi acérée, mais l’Albatros des ténèbres résista. Des monstres marins, de longs serpents pour la plupart, leur tournaient autour, rôdant.
Le courant les projeta une nouvelle fois, mais Virtix dévia suffisamment le navire pour ne pas cogner les roches une fois de plus. Ici, dans les soixante-dix mètres en-dessous du niveau de la mer, dans les failles de RedLine, on ne pouvait distinguer que quelques ombres disparates. Et cela allait en empirant.

« Le prochain virage va être très compliqué à négocier, cette fois ci, Ellipsys…

- Je vois en effet, lança le jeune homme, maussade.

- Le relief n’est pas assez visible, et le courant trop fort, indiqua Hakid.

- On ne peut pas profiter du courant ? questionna Wild-Doï.

- Eh bien, il nous emporterait. Les voiles arrière, qui sont là en partie pour maîtriser ce genre de courant, ne servent plus vraiment, dorénavant. Elles se déchireraient à coup sûr.

- Peu importe. On doit passer, décréta Ellipsys. »

Le navire avait trouvé une position plus ou moins stable, d’où il pouvait tranquillement contempler les profondeurs.

« Je vais lâcher des Lumi-Balls, donc on devrait en profiter au maximum. Préparez- vous ! »

Les Lumi-Balls, étaient faites d’un socle, rond, sur lequel on posait un ensemble d’objets de toutes sortes, susceptibles de produire de la lumière, tels les dials par exemple, ou encore quelques plantes d’Orion. On le recouvrait d’une belle cloche en verre transparente, et le mélange donnait une balle extrêmement lumineuse.
Elles furent éjectées, éclairant l’océan. Le passage était ardu. Quelques pics, encore plus pointus que les compères qu’ils venaient de dépasser, et une bonne troupe de serpents. Toujours des serpents.

Virtix et Hakid réglèrent des détails. Puis le navire s’élança dans l’interstice. Les serpents géants réagirent promptement. L’attaque fut brève. Mordant les plaques de métal et griffant le bois, les serpents étaient féroces, mais les lumières des nouvelles Lumi-Balls envoyées les firent fuir, aveuglés.
Le navire tangua, méchamment atteint. Mais il était passé. Autour d’eux, différentes structures inquiétantes et funestes s’élevaient dans la pénombre. De nouvelles Lumi-Balls furent envoyées se déposer aux alentours.

Les grands aménagements étaient tout rouillés, et, si on se fiait à leur mouvement étrange et aux grincements stridents qui en ressortaient, ils n’allaient pas tarder à s’effondrer. D’inquiétants mouvements tournoyaient autour d’eux. Le navire, minuscule dans ces ruines datant d’un autre monde, se faufila autour d’étranges débris moisis, dans une eau sombre et verdâtre, pleine d’algues et de mousse. Le navire remonta doucement, mais il fut bientôt arrêté par des grillages recouverts d’algues. Un passage étroit et défoncé par quelques taillades de serpent, légèrement plus lumineux, du moins d’après les légères nuances de vert qu’on pouvait apercevoir du navire, s’offrait à eux sur la gauche, légèrement plus accueillant que le reste de la salle.
Seulement, le conduit ne permettait pas à deux hommes de marcher de front, il n’était large que de quelques pieds, et le navire, bien entendu, était bien trop large pour passer dans la salle suivante.

« Le navire ne passera pas. Il faut le laisser là, constata Virtix. On va devoir sortir.

- On est à combien en-dessous du niveau de la mer ?

- Je dirais…cinquante mètres à peu près, répondis Ellipsys.

- Avec les monstres qui nous tournent autour, remonter le conduit ne sera pas facile, je crains, averti Nimna. »

Le navire fut amarré de façon complètement artisanale, tanguant avec le courant, de façon à ne pas trop fragiliser la fragile structure.

« Je vais ouvrir le sas, expliqua Hakid. L’eau rentrera, mais pour quelques instants seulement. Il va falloir faire vite, sinon, le système ne pourra pas se refermer, et le navire se remplira d’eau pour sombrer. »

Ils disposaient de plusieurs ustensiles qu’ils désiraient emporter pour l’expédition. Comme ces derniers posaient des problèmes de transport, ils furent placés sur des ballons-bulle, remplis d’air, qui allaient les porter jusqu’à la surface. Pour éviter qu’ils ne partent n’importe où, on les attacha à l’aide de ficelles aux différents membres du groupe.
L’eau glacée s’engouffra dans le navire. Ce dernier tangua dangereusement. Aussitôt, Orion, Ophélie et Hakid se jetèrent à l’eau, emportant avec eux une partie des bagages. Ellipsys considéra le sas un moment. Puis il ferma les yeux et sauta dedans pied joints. Wild-Doï, toujours aussi prompt, le suivit.

Ces derniers perdirent connaissance très rapidement, perdant toutes leurs forces dans l’eau, à cause de leur fruit du démon.
Tous sortirent, et Virtix ferma le sas. Ils se répartirent les bagages et les deux détenteurs de fruit du démon. Un système était conçu pour vider le navire de son trop plein d’eau.
Nimna attrapa Ellipsys par le bras et commença son ascension. D’un côté, le conduit qu’ils avaient entraperçu s’offrait à eux, posé sur un bancal socle métallique, sans doute. De l’autre, juste quelque triste armature qu’il ne fallait sans doute pas toucher, du moins si on se fiait au chuintement de l’ensemble rouillé. Orion ouvrit la marche, s’engouffrant dans le conduit. Ils s’aperçurent bien rapidement que celui-ci était bien plus long qu’ils ne l’auraient cru, et suivait les vestiges d’un ancien escalier métallique, qui courait le long d’une paroi en pierre. Celle-ci était recouverte d’une étrange mousse, qui se décollait par endroits, et partait, flottant, dans l’étroit conduit. La visibilité était vraiment mauvaise, et finalement, ils leur apparut que ce qu’ils avaient cru être un trou de lumière, n’était en fait que ces satanées algues. La peur s’insinua dans leurs esprits, rusée, mais les pirates tinrent bon.

Un trou dans la paroi de pierre, au milieu des algues, les soulagea grandement, car il diffusait une lumière blanche, mince, mais tout de même suffisante dans cet endroit oppressant. Car il était oppressant. Des plaques les entouraient. Les morceaux de mousse cachaient à leur vue les potentiels interstices, et la luminosité quasi-nulle qui les entourait, leur paraissait agressive. Ils allumèrent enfin deux Lumi-Balls, quand se dressa devant eux un semblant de porte métallique, rouillée et pleine de vers sous-marin. Aucun d’entre eux n’avait vu diminuer la lumière de celles qu’il avait allumées en partant, à croire que même la luminosité était étouffée ici. Les vers grouillaient partout, et collaient aux vêtements des Bain-Pirate, semblables à des sangsues.
Ce n’est qu’au bout d’un interminable moment –dans ce qu’il leur sembla, du moins – qu’ils dénichèrent une sortie. Deux planches de bois pourries, cassées en deux depuis longtemps. La partie du conduit dans laquelle ils se trouvaient ne semblait pas s’être modernisée, et le bois était essentiellement utilisé : une multitude de constructions détériorées s’étalaient sous leurs yeux, alors qu’ils sortaient enfin de ce conduit affreux. Ils débouchèrent enfin dans une pièce annexe, ou du moins, ce qui pouvait en faire office : de petite taille, la pièce offrait quelques espaces de rangement, détruits pour la plupart, victimes du temps passé dans une eau aussi peu saine. Un trou dans une paroi les conduisit dans une nouvelle salle, aux dimensions inimaginables. Renversant. Des chaînes, fils d’araignée qui pendaient du plafond, remontaient jusqu’au ciel, se balançant au gré du courant. De nombreux escaliers rampaient le long des parois, débouchant pour la plupart dans différentes salles, certainement d’anciens logements.

Ils traversèrent une bonne partie de la salle, quand soudain, une des cordes qui reliait l’un des bagages fût soudainement happée par un serpent bleu foncé, aux dents immenses. Il tira avec force sur cette dernière, tout en tournoyant dans la grande salle, entraînant Hakid avec lui. Le maniaque résista. Mais pas la corde.
Elle céda, coupée net, et les bagages partirent à la dérive, alors que le serpent virait pour effectuer de nouveau un cercle autour du groupe. Hakid nagea de toutes ses forces vers le paquetage qui, solitaire, les conduirait à la perte. Il ne pût, malgré tous ses efforts, empêcher l’inévitable. Le colis rencontra une structure en fer et se fracassa. Alors, suite à quelques réactions en chaîne que les pirates ne purent appréhender, une partie des aménagements s’effondra.

Une horde de monstres marins, comme piqués par quelque aiguille, s’énervèrent soudain, et agressèrent les membres du groupe les plus à gauche : Hakid, Orion et Roïlr.
Le spécialiste des poisons régit promptement : il contamina deux serpents, à l’aide d’un venin dangereux, avant qu’ils ne l’atteignent, lui libérant une sortie. Les Lumi-Balls furent soudain emportés par un courant très puissant, courant provoqué par la chute du géant métallique qui se trouvait au-dessus de leur tête.

Virtix et Nimna, qui portaient respectivement Wild-Doï et Ellipsys, s’enfuirent dans les hauteurs, nageant jusqu’à l’épuisement contre le courant tumultueux. Ophélie les suivit elle aussi. La surface ne devait pas être loin et heureusement : la plupart des membres de l’équipage commençait à manquer d’air.

Le noir s’installa, sournois, remplissant le lieu de ténèbres grandissants. Les Brain Pirate entendirent l’infrastructure s’écrouler autour d’eux, dans un opéra de cymbales et de cloches, modifié par la présence de l’eau qui atténuait leurs sens.

Roïlr alluma rapidement une nouvelle Lumi-Ball. La lumière s’éveilla, diffusant une pâle lueur blanche. Les trois hommes qui restaient se regardèrent. Un énorme bloc d’acier tombait droit sur eux.

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 Sujet du message: Re: [fanfic] Brain Pirate.
MessagePosté: Sam 13 Sep 2014 15:19 
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Bien le bonjour !

Après a peu près 8 moi sans publication, me revoilà. Et avec quelque chapitre en poche. Je sais c'était très long, mais j'ai enfin terminée ! ^^
Je vous présente a présent, et sans attendre, les dernier chapitre de ma Fan fic. Je les posterai une fois par semaine ( vu qu'ils sont fin prêt, aucun soucis ), pour respecter une parution hebdomadaire et ne pas surcharger trop.

Voilà donc le chapitre 31, en espérant qu'il vous plaira !

Chapitre 31 : Vers le sommet.


Le bloc d’acier était, énorme, rongé par les algues et le temps, mais encore résistant. Roïlr partit sur sa droite, mais fut finalement happé par une grille métallique qui l’entraîna vers le fond. Le maniaque se retrouva alors pris au piège. Un étau mortel se resserrait sur lui : devant lui, le monstre d’acier, et derrière lui, un hideux serpent. Le monstre marin ne le lui laissa pas le choix. Il fut tiré en arrière par le reptile des profondeurs, qui, zigzaguant, évita le bloc de justesse. Orion tua la créature, mais elle libéra au même instant un gaz mortel, qui les paralysa, Hakid, et même le spécialiste des potions, malgré sa résistance accrue face au venin.
Les trois hommes ne tinrent leur salut qu’à l’aide de Virtix, qui, une fois que le reste du groupe était hors de danger, revint les chercher, au milieu des décombres.
Un dizaine de mètres au-dessus d’eux, se trouvait une petite excavation, à l’air libre, véritable ciel bleu après la tempête qu’ils avaient vécue.
Orion fut de retour très rapidement, ainsi que Roïlr, qui ne souffrait que de blessures légères aux endroits où la grille l’avait fauché. L’adolescent avait lui aussi repris conscience, et son ex-garde du corps était tout à fait dispos.
Seul Hakid posait problème. Son épaule gauche comportait une blessure affreuse. Et ce n’était pas le seul endroit.
« Ces saloperies ont un venin très puissant, constata Orion, effaré. Je n’ai jamais vu ce genre de composition. »
Le maniaque se teintait de différentes couleurs très originales, aux alentours de ses blessures, reflétant une palette de couleur quasi-complète.
Orion pansa les plaies, tout en soustrayant un maximum de venin. Il lui fallut plusieurs heures pour préparer une mixture écarlate, incroyablement fluide, qui laissait échapper un merveilleux fumet.
« Je n’ai jamais testé ce genre de potion, aussi, je ne suis pas sûr du résultat, rappela t’il.
- Si tu ne fais rien, notre charpentier y passe.
- Très bien… »
Il apposa délicatement une partie du liquide sur les plaies, puis, versa le reste dans la gorge d’Hakid.
Une convulsion prit ce dernier. Ses traits se crispèrent. Ce fut une période d’attente extrêmement difficile, longue et inquiétante.
Cependant, au bout d’une bonne heure, Hakid cessa son tressautement, comme un feu s’éteint dans une cheminée. Les marques de couleurs vives qui constellaient le souffrant s’atténuèrent légèrement, et ils prirent cela pour un signe encourageant. Il fut décidé de se mettre en route, et au cours de celle-ci, Ellipsys et Orion discutèrent des différents remèdes envisageables pour soulager Hakid.

****************************************************************

La remontée fut longue. Les escaliers, en pierre ou en métal, se succédaient, parfois tellement fragiles que le groupe n’osait pas passer. Au milieu de cet enchevêtrement de marches était creusées différentes salle de repos, à la destination des dragons célestes. Ainsi l’endroit, se complexifiant encore, devenait le plus tortueux des labyrinthes, avec ses chemins en ruine et ses murs effondrés.
Les bagages étaient lourds, et au bout d’une heure, de véritables blocs de pierre ; et Hakid, lui aussi, était source de problème. Il avait besoin de quelqu’un pour le transporter.
Ellipsys, grâce au plan dont il disposait, et à son intelligence hors du commun, prenait tout de suite la bonne direction dans le dédalle. Seulement, la carte n’indiquait pas toujours les plus récentes modifications, et les effondrements survenus avec le temps. Ainsi, ils passèrent plus d’une journée entière dans le labyrinthe qui menait à Marie-Joie.
Hakid se réveilla, plus d’une fois, mais son état stagnait, malgré les petits soins d’Orion : ce dernier lui administra divers produits à intervalles réguliers, qui le soulagèrent petit à petit, mais il restait faiblard, fatigué et très malade.
Ce fût le troisième jour de leur remontée qu’Ellipsys, après avoir ouvert un chemin particulièrement dangereux au-dessus d’un précipice, sembla toucher au but. Ils entendirent soudainement des petits bruits de pas, et, à mesure qu’ils avançaient, le tempo se faisait plus sonore.
« On y est enfin, murmura Ellipsys. On doit être à un peu moins de dix mètres sous la surface, ici. Il y a une très bonne acoustique, ici. »
Seulement, deux sorties s’offraient à eux, mais, pour cause d’éboulis et de nouvelles constructions, les deux semblaient bel et bien bouchées.
L’adolescent, ne se laissant pas abattre par la fatigue, pratiqua plusieurs tests sur la roche.
« Les éboulements n’ont pas été provoqués naturellement, l’homme en est la cause. Les deux conduits sont bouchés par des constructions humaines. Regardez le plafond, on aperçoit qu’ils ont coulé des roches pour solidifier le sol. Ils ont dû oublier ces anciens tunnels, et ont construit ces salles par-dessus. Mais en faisant cela, les roches se sont effondrées, laissant le mur qu’ils ont construit à nu. On va devoir creuser. Mais silencieusement. »
Orion vaporisa une sève qui eut pour effet de ramollir la roche. Ils se mirent au travail, arrachant des petits bout de pierre les uns après les autres, dans la plus grande délicatesse. Leur travail était long et minutieux, ainsi ils mirent beaucoup de temps avant d’arriver à percer une minuscule brèche.
Le pic de Wild-Doï ne rencontra alors aucune résistance. Il s’éloigna alors, sans le moindre bruit, pour aller voir les autres qui se reposaient. D’autres creusaient dans le conduit d’à côté.
« On va enfin pouvoir arriver dans le lieu-dit. Ophélie, dis-moi si il y a beaucoup de gens à l’intérieur, avant qu’on inspecte en regardant à travers l’ouverture. »
Ophélie s’assit en tailleur, et laissa son pouvoir agir. Elle était en pleine concentration.
« Oui il y a des gens. Dans un état de repos, je pense, ils ne bougent pas. Vraiment beaucoup de gens, par rapport à la taille de la pièce. »
Ellipsys resta songeur face à une telle déclaration.
« Beaucoup de personnes, marmonna-t-il. C’est embêtant. »
Il fallait qu’il voie, pour de plus amples informations. Il avait espéré savoir de quoi il en était avec les déclarations de la jeune fille aux yeux dorés, mais ce n’était malheureusement pas le cas. Il regarda à l’intérieur.
La pièce était petite, comme l’avait suggéré Ophélie. Elle était sobre, ne comportant rien d’autre que des couchettes misérables, aux draps usés, et des monticules de vêtements dépareillés. Et dans toute cette insalubrité, étaient couché homme, femme et enfant, qui remuaient à peine, véritables statues de chair. Mais dans tout ce spectacle, ce sont finalement les entraves qu’ils portaient qui attirèrent l’attention d’Ellipsys. Des entraves en fer, des colliers douloureux.
Ellipsys recula, éberlué.
« Des esclaves, murmura-t-il, ne sachant quoi penser. »

****************************************************************

Ils découvrirent très rapidement que la deuxième salle contenait également une ribambelle d’esclaves, tous en loques, sales, paraissant tous dormir paisiblement. Ellipsys ne voyait en cette découverte que du positif, en dépit du pauvre sort qu’avaient les esclaves.
Le plan changeait du tout au tout, mais dans le bon sens du terme. Il avait longtemps médité sur la nécessité d’une diversion, et voilà qu’elle lui était offerte sur un plateau.
Avec cette découverte, son plan s’était affiné. Ils partiraient par la salle des esclaves la plus à l’est. Elle devait être, vraisemblablement, à la partie qu’Ellipsys suspectait comme cachette du poneglyphe.
Il fallait agir vite, avec efficacité. Les ennemis seraient nombreux, et forts, sans aucun doute. Les affrontements devraient être évités si possible.
Ellipsys relata son plan plusieurs fois à son équipe, en précisant que les zones d’ombre seraient complétées au fur et à mesure.
« Il y aura sans doute des sacrifices dans cette histoire, finit-il par dire. Mais je ferai tout pour que cela n’arrive pas. »
Il les regarda droit dans les yeux et se dressa de toute sa taille.
« Le temps est venu. Bonne chance ! »

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Nouveau conseil, nouvelle imbécilité. La protection des Dragons Célestes, l’ennui et la paperasse à tout bout de champs, aucun entraînement. Les deux contre-amiraux restaient amers, la guerre avait palpité sans eux, les cœurs de leurs confrères hauts gradés avaient battus. Sans eux. Amère était leur déception de n’avoir pu y participer, profonde leur rancœur de côtoyer ces grands aristocrates de la terre sainte. Parmi les pions de la marine que le gouvernement avait mis au front, aucun ne s’en était sorti indemne, et leur perte était, malgré leur victoire, une vilaine blessure. D’après les rumeurs, qui circulaient dans les places bourgeoises de la ville, certains soldats, qui n’étaient pas tout à fait morts, mais impossibles à sauver, avaient été envoyés servir la science. Si ce genre d’histoires, sans fondement, germait dans les têtes, c’est que la bataille avait effectivement choqué les esprits. Les amputations se succédaient, la marine mettrait du temps à s’en remettre.
Un vieil homme, barbu, les yeux verts, et les cheveux blancs tombant en cascade, présidait l’assemblée. C’était un homme droit, bien assis sur son dossier, cravate droite et lunettes ajustées, une stature digne d’un paon. Si les couleurs lui manquaient, il disposait du charisme indispensable à son rôle à Marie-Joie : Haut Responsable des Dragons Célestes, et Grand Conseiller. Tâches qu’il prenait à cœur, comme l’exprimait son air impassible, droit, masque qu’il portait en toute circonstance.
Le discours qu’il abordait concernait la construction d’une nouvelle piscine, privée, plus belle qu’aucune autre au monde bien entendu, et il reprenait, dans le plus grand sérieux, chacun des points, -et ils étaient multiples- impactés par cette construction.
La réunion durait depuis quatre heures déjà, et, après être passé par la localisation de la piscine, ses aménagements, nombreux et inutiles, ses horaires d’ouverture, ils arrivèrent, enfin, à la partie qui concernait Wild-Doï et Ardam, la protection du lieu. Bien sûr, ces derniers ne verraient sans doute jamais la fameuse piscine, mais par convention, leur présence était requise, comme pour plein d’autres broutilles du même genre.
« Je pense que placer une rangée de six tourelles de sécurité pour protéger l’endroit ne serait pas en trop, insista le chef de la sécurité. La protection des dragons célestes avant tout !
- Vous voulez leur mettre des canons sous le nez ? s’écria Refus D’Albi, un fervent servant de l’esthétisme. »
Le chef de la sécurité se leva alors, et regarda son interlocuteur de son regard méprisant. Car le mépris occupait tout entier ce type, jusqu’aux bout de ses doigts. Son beau sourire et ses yeux charmants - de beaux yeux en amande - cachaient un dédain que Finster exécrait. Pour sûr, Dalma était très compétent. Il n’avait jamais eu à s’occuper de situation critique, mais, au vu des nombreuses répétitions qu’il exigeait, il prétendait être prêt à toute éventualité.
« Vos fioritures viendront nous sauver, quand les dragons seront attaqués ? Lâcha-t-il avec arrogance. Vous n’avez qu’à les décorer de rubans, et tout se passera bien. »
Aussi détestable qu’était Dalma, il fallait convenir sur un point, il avait raison. Partiellement du moins.
La réunion se poursuivit, tout aussi ennuyante, à cela près que maintenant planait une mauvaise ambiance. Finster, qui en avait assez de la prise de bec, finit par se lever lui aussi, et regarda l’oiseau effarouché.
« Croyez-vous vraiment que vos malheureux petit nids à oiseaux vont arrêter les chevronnés tels que Marco le Phénix ? »
Tout le monde le regarda, lui, l’homme sur qui beaucoup comptaient, un militaire, et furent indignés : vraisemblablement, il n’était invité que pour la forme, et sa parole ne comptait pas.
Dalma le dévisagea, et ses muscles se tendirent sous son énervement.
« Écoutez militaire. Ici, vous êtes sur mon terrain de jeu. Les dragons célestes ne risquent rien, du moment qu’on fait ce que je dis. Qui dit bâtiment supplémentaire, dit tourelle supplémentaire. C’est le B-A-BA. Personne ne peut s’infiltrer entre ces murs. »



Ps : Si vous avez du mal avec la mise en page du site ( que j'ai aussi beaucoup de ma géré, vu que j'écris ma fan fic sur Word, je peux faire un lien google doc ) .

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MessagePosté: Sam 20 Sep 2014 19:50 
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Chapitre 32 : De sortie.


Virtix, vêtu de vieux morceaux de vêtements froissés et déchirés, s’infiltra le plus habilement possible dans la première salle aux esclaves qu’ils avaient découverte. Tous dormaient, bruyamment, à part quelques-uns dont le regard errait, bête. Une odeur de sueur flottait dans l’air. Une odeur qui arracha un haut le cœur durement réprimé par l’homme-poisson.
Silencieux, il fit profit de ses nombreuses tentacules, et s’accrocha au plafond de la salle. Il passa sans trop de bruit devant les esclaves qui ne prêtèrent pas la moindre attention à lui. Il arriva enfin dans le petit renfoncement qui cachait la porte d’entrée. La porte était noire et paraissait solide, avec ses gonds en acier renforcé.
Virtix ouvrit une petite fiole détenant de l’acide et la renversa sur les verrous qui retenaient la porte. Un léger crépitement s’en suivit, l’acier se ternit. Virtix frappa fort dessus, et la porte sortit de ses gonds, l’acier toujours fumant. Virtix inspira longuement. Il fallait qu’il se fasse passer pour un vrai esclave, sinon, son plan ne tiendrait pas. Il se jeta dans la salle.
C’est d’un pas faussement silencieux qu’il fonça sur le premier venu, un vieux, pâle, avec une multitude de dents en moins. Seulement, son problème de dentition ne l’empêchait pas d’écouter.
D’autres esclaves étaient sortis de leur sommeil et regardèrent l’homme-poisson d’un œil torve. Il leur intima de ne pas hausser le ton, puis, d’un mouvement ample du bras, désigna la porte qui bâillait.
Les esclaves clignèrent des yeux, stupéfaits de cette liberté inattendue qui se dressait devant eux. Si certains eurent un sourire fatigué, beaucoup restèrent de marbre : il y avait encore trop de chance que ce soit un piège, c’était trop gros pour être vrai.
« Vite, chuchota Virtix. Le temps presse, il faut y aller ! »
Les pauvres hères levèrent leurs bras. Les chaînes qui entravaient leur mouvement. Et leur terrible collier explosif. Leur geste était très clair : tant qu’ils portaient ce collier, la liberté pouvait aller voir ailleurs. Tous avaient déjà vu un camarade exploser sous leurs yeux.
Virtix leur sourit. Le passe-partout d’Ellipsys. La liberté avait plus d’un tour dans son sac, finalement. Beaucoup furent d’un coup beaucoup plus intéressés. L’envie de sortir les gagna, et finalement tous passèrent de bonne grâce pour se faire enlever leurs satanées entraves. Beaucoup paraissaient bien plus éveillés, sans leurs chaînes.
Virtix se présenta rapidement sous une autre identité. Il leur raconta une histoire concernant son arrivée ici, et beaucoup commencèrent à le suivre, notamment les quelques hommes-poissons présents dans la salle.
Deux individus, très réticents, semblaient vouloir commander, mais aucun d’eux ne fit grand-chose : ils profitaient tout de même de l’opportunité d’évasion. Le reste de la troupe ne faisait que suivre, en silence, ne laissant rien paraître, sans doute encore sous le choc.
Virtix jugea son groupe. Beaucoup était extrêmement affaiblis, mais il ne pouvait rien pour ça à présent. Tout reposait sur Orion. Quand à leur puissance… Le niveau était extrêmement hétérogène, allant d’une petite fillette amorphe au grand gaillard à peu près réveillé, possédant une ancienne prime dépassant les vingt millions.
Virtix leur intima de nouveau le silence, ouvrit en grand la porte, après avoir lancé un drap sale sur les escaméras qui surveillaient l’entrée.
Les 47 esclaves que le pirate avait libérés sortirent avec lui.

****************************************************************

« Alors tes fleurs ? Ça a marché ? demanda Ellipsys.
- Bien sûr. À moins qu’ils se soient arrêtés de respirer pendant une dizaine de minutes. Et d’après ce que j’ai vu, les premiers symptômes sont apparus : plaques rouges sur la peau. D’ici peu, toute sensation de douleur aura presque disparu, mais dans quelques heures, une fatigue extrême les frappera. La dose que je leur ai administré n’ira pas jusqu’à la mort, normalement.
- Bon travail, Orion. Espérons que ça les aidera dans le combat. »
Ils regardèrent au-dehors. La pièce s’était vidée depuis plusieurs minutes déjà. La porte du fond était close, fermée avec soin pour ne pas éveiller les soupçons.
Ils se faufilèrent dehors, laissant Hakid seul, livré à lui-même, dans un petit coin : son état s’était merveilleusement amélioré, mais son état restait comateux. Orion avait finalisé les soins, et Ellipsys laissé un mot à son attention.
Orion s’aventura vers la porte, quand Ophélie le retint sans un mot. Il tourna vivement la tête, agacé, et découvrit la jeune fille portant un doigt sur ses lèvres. La voix d’Ophélie raisonna dans sa tête.
« Une ronde. »
La voix posée d’Ellipsys répondit à ce dialogue de sourd.
« On les neutralise. »
Ophélie lança le signal après cinq bonnes secondes. Orion ouvrit la porte avec un chuintement sourd. Les deux gardes se retournèrent lentement, abaissèrent leurs fusils. Leurs pupilles se dilatèrent. Orion les rattrapa avant qu’ils ne touchent le sol, trois shurikens plantés dans le dos.
Ils quittèrent sans un mot les cachots, dans un état constant de vigilance, inquiets. Une fourche se présenta, au bout d’un long couloir gris.
« Normalement, Virtix aura pris à droite, pour faire diversion. Nous prenons à gauche. »
Le jeune garçon s’avança dans le dit passage, le plan des lieux en main. L’étage supérieur, dans le grand bâtiment de l’aile nord des dragons célestes de Marie-Joie, s’offrait à eux.

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Le plan en main, Virtix embarqua sa troupe de rebuts dans un escalier légèrement décoré. En comparaison du mur noir et blanc des cachots, des murs décharnés, ces quelques fioritures paraissaient être d’une richesse infinie. Virtix jouait un rôle précieux. Si ses nouveaux acolytes découvraient son imposture, il passerait un sale quart d’heure. Un esclave ayant eut la chance de se libérer ne possédait pas de plan, aussi, Virtix jouait au filling, ne se servant du plan qu’en de rares occasions, lorsqu’il n’avait plus aucun repère.
Son groupe était vraiment étrange mais il contenait tout de même quelques membres avec un potentiel intéressant : un étrange chasseur de prime qui semblait manier les lances avec une facilité ahurissante, une vieille rebelle qui pouvait, selon toute vraisemblance, faire pousser toutes sortes de choses. Il y avait aussi quelques gros costauds, mais le plus utile restait Orn, un homme d’une trentaine d’années dont la prime frôlait les 100 millions. Avec le fruit du son qu’il possédait, il réduisit les bruits de pas et tous les sons susceptibles de les faire remarquer, jusqu’au silence.
Virtix craignait tout de même que ces drôles de gaillards ne le trahissent. Il fallait garder le rôle du pauvre esclave et s’esquiver le plus vite possible.
Même si Virtix fit de son mieux pour cacher leur présence aux escameras, ils furent rapidement repérés.
En rentrant dans une grande salle, cinq gardes, surpris, les attaquèrent. Les gardes furent submergés par les esclaves survoltés. Seulement, la protection d’Orn s’amenuisant, ce fut toute une troupe de gardes qui les attaqua dans la salle suivante. Virtix ne pouvait plus vraiment emmener les esclaves plus loin. Maintenant, le spectacle commençait. Une pièce mouvementée, où le chaos serait le thème principal.
Les soldats jouaient de leurs armes. Les esclaves répondaient, férocement. Violemment. Les armures des différents gardes, ouvragées et de bonne qualité, posaient problème, mais la mort planant au dessus de leur tête, les soldats se replièrent bientôt, attendant du renfort.
Différents bruits retentirent dans le couloir. Les esclaves se préparèrent. La marine arrivait.

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Ardam et Finster sortait de la salle de réunions. On leur avait appris la visite du Vice-amiral Sny et ils étaient pressés de retrouver leur mentor à l’arrivée du téléphérique.
Ils saluèrent brièvement les membres encore présents dans la salle, quand ils tombèrent sur Loïk, le jeune homme d’une vingtaine d’années, qui secondait le chef de la sécurité. Il était exactement comme son compère, à ceci près qu’il fallait rajouter la vanité de sa jeunesse à celle de Dalma. Toutefois, comprenant qu’il n’était pas encore le meilleur placé pour parler, il s’effaçait de temps en temps.
Sauf cette fois-là. Il s’arrêta et les regarda d’un air niais.
« Vous sortez avant la fin de la réunion ? Quel respect !
- On nous appelle ailleurs, répondit Ardam avec calme.
- Ah oui ? Quelque chose de plus urgent peut-être ? Savez-vous que les dragons célestes sont notre priorité ? »
Finster se retint avec peine de lui mettre son poing dans la figure.
Un homme, soudain, vêtu d’une armure en mauvais état, et la mâchoire ensanglantée, surgit.
« Messieurs ! Des esclaves ! Ils se sont libérés ! Ils sèment la panique ! »
Finster s’élança. Loïk écarquilla les yeux, stupide. Le regard perçant d’Ardam le cloua sur place.
« Allez ! Bouge-toi, va prévenir ton chef, qu’il mette en route son plan implacable ! »
Loïk mit un moment à avaler les informations.

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MessagePosté: Sam 4 Oct 2014 18:28 
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Vous m’excuserez de la semaine dernière je n'ai pas eu le temps ni un accès internet correcte pour mettre le prochain chapitre.

Mais je suis tout de même la aujourd'hui, et voici le chapitre 33 !

Chapitre 33 : Surveillance


Virtix agita ses tentacules avec une furie renouvelée. Il venait d’apercevoir des esclaves hommes-poissons par la fenêtre, et cela suffisait complètement à le mettre hors de lui.
« La furie des tentacules ! »
Les soldats reculèrent sous l’effet du choc. Un lieutenant tenta de passer, courageux, mais après avoir joué avec lui pendant quelques secondes, Virtix l’envoya au tapis, lui imprimant avec fureur son poing dans les côtes.
Seulement les soldats ne faisaient pas dans la dentelle. Ils y allaient avec des armes de haut niveau, qui perforaient, tranquillisaient l’adversaire. Une dizaine d’esclaves tombèrent inanimés, dans un sommeil plus ou moins profond.
Heureusement, chaque soldat hors de combat provoquait le gain d’une arme supplémentaire. Virtix agita ses tentacules, joua des coudes jusqu’à un point d’eau, qu’une troupe de soldats essayaient vainement de protéger. Virtix interpella deux esclaves, et profita de la diversion qu’ils procurèrent pour sauter dans la fontaine.
« Balles d’eau en rafale. Uchimizu ! »
De petites gouttes d’eau furent envoyées à grande vitesse sur les soldats des alentours, assassines.
Un groupe d’esclaves, constitué de brutes assez costaudes, tomba sous des coups puissants.
Les hauts gradés arrivaient. Jusqu’à présent, Orn et la vieille dame, ainsi que quelques autres, arrivaient à se battre sans trop de complication, contre des capitaines ou les commandants. Maintenant, la partie se corsait.
Il était temps pour Virtix de plier bagage.
Il saisit une petite capsule que lui avait confié Ellipsys, et s’éloigna du centre des combats. La plupart des esclaves étaient occupés à affronter les nouveaux adversaires, aussi il n’eut pas trop de mal à s’éclipser, dans un coin.
La capsule vola, alors qu’il disparaissait. Elle explosa, provoquant destruction et désolation dans le camp des marines. Ainsi qu’une belle brèche dans le mur, une belle voie de sortie pour les esclaves.
Virtix tourna les talons, le plus précautionneusement possible. Il courut dans les couloirs, le sourire aux lèvres, content de son coup. Mais le sourire s’effaça très vite.
Un colonel, avec une dizaine de soldats, se trouvaient devant lui.
« Je m’en doutais qu’il y avait des malins qui voudraient passer par là, se vanta le colonel. Ca tombe bien, j’ai horreur des hommes-poissons ! Abattez-le.»

****************************************************************

Les soldats levèrent leurs fusils et tirèrent. Virtix tournoya, mais fut touché tout de même. Il grimaça sous la douleur, mais ne perdit pas un instant et riposta : il s’était rapproché et maintenant ses adversaires étaient à portée.
« Tentacules punch ! »
La plupart des soldats s’effondrèrent comme des poupées de chiffon.
« Collision métallique ! »
Le colonel le heurta avec une puissance épatante. Un coup de poing, fulgurant, le secoua, alors que la brute continuait de frapper.
« Strangulation ! »
Bien qu’il soit doté d’une forte carrure, les tentacules enserrèrent le colonel. Ce dernier ne possédait pas d’armes, juste une armure, belle muraille d’acier conçue pour le protéger des coups ennemis. Virtix relâcha la pression tout d’un coup et son adversaire tituba.
« Tentacules urticants ! »
L’armure stoppa le coup mais l’homme fut tout de même ébranlé.
« Boxe punch ! »
Virtix essuya un violent coup, qui le mit à terre, mais se releva prestement, n’offrant pas de coup facile à l’adversaire.
Il constata qu’il restait encore des gouttelettes sur sa peau.
« Karaté des hommes-poissons, aiguille aquatique ! »
Ses tentacules, sur le bout des quelles il restait encore de minuscules gouttelettes, s’hérissèrent. Elles s’arquèrent. La frappe fut puissante, et les tentacules transpercèrent l’armure du colonel dans une charge féroce.
Ce dernier hurla tant l’attaque fut douloureuse, mais il tient bon en s’agrippant à Virtix pour le plaquer à terre. Sa puissante étonnante fit son effet. Virtix s’étala sans un bruit. Le colonel fronça les sourcils sous cette absence de son.
« Poing son ! »
Orn frappa l’armure du colonel avec une vitesse sans pareille. Puis, alors que ce dernier semblait sonné, il appuya sur l’armure et s’écria :
« Vibration sonore ! »
Le colonel cracha du sang sous le choc, tituba et s’évanouit.
Virtix se redressa et saisit la main tendue de Orn.
« Tu vas devoir t’expliquer, lâcha le maître du son. »
Ne voyant pas comment faire pour s’en sortir face à un adversaire aussi puissant et malin, Virtix joua franc jeu. Il lui résuma rapidement la situation.
« Donc mon but était de vous amener dans cette partie du bâtiment, pendant que mes camarades vont à l’opposé.
- Une diversion drôlement bien menée. Vous avez eu de la chance, que personne ne remarque la supercherie… à part moi. Je te surveillais dès le départ. Quand je t’ai vu disparaître dans un coin, alors que tout le monde sautait dehors, je t’ai suivi.
- Tu me surveillais ?
- Bien qu’il soit infime, j’ai perçu le bruit du gaz qui se répandait dans la salle, pour nous immuniser contre la douleur ; à partir du moment où tu m’as enlevé mes menottes. J’ai tout de suite trouvé cela suspect, j’ai donc agi en conséquence. »
Un silence s’installa.
« Je suis redevable envers toi, même si tu nous as tous roulé. Peut-être que la liberté s’offre enfin à moi. Cependant je ne peux pas partir comme ça. Les esclaves se réjouissent, mais la marine aura vite fait de les mater rapidement. A l’inverse, ton capitaine doit avoir une sortie, quelque part. Je vais donc venir avec vous… Enfin … Puis-je venir avec vous ? »
Virtix fut surpris.
« Mes pouvoirs seront utiles, indiqua Orn. Nous resterons silencieux, et je peux distinguer les ennemis, grâce aux bruits qu’ils émettent. »
Virtix resta songeur. L’adolescent n’aimait pas trop les complications. Mais il n’avait pas vraiment le choix, alors que l’homme l’avait sauvé tout en le perçant à jour.
Il accepta l’offre et ils partirent sans un bruit.

****************************************************************

Quelques minutes plus tôt.

Le jet de peinture noire recouvrit l’escamera. Roïlr positionna un nouvel escargot, chargé de brouiller la vision de son compère. Il nettoya la tâche noire et se retourna pour rejoindre le reste de l’équipe.
Ils ne disposaient que d’une dizaine de brouilleurs susceptibles de mettre hors service les escameras, et, il y en avait des centaines dans ce palais. Heureusement, leurs petites bestioles étaient censée agir dans un rayon leur offrant un large périmètre d’action.
Leur déguisement était des plus simple, fabriqué avec les moyens du bord. Quelques gardes, un dragon céleste monté sur un esclave. Les moniteurs seraient bernés. Un intrus sur leur route s’apercevrait vite de la supercherie : on ne remplace pas la merveilleuse soie des dragons célestes par un simple enchevêtrement de tissu, de quelque qualité que ce soit.
« Une patrouille… juste devant nous, au prochain tournant, murmura justement Ophélie. »
Les gardes, vêtus de leurs armures, patrouillaient effectivement, sévères. Ils tombèrent comme des mouches. Orion les drogua, pour plus de sécurité et les deux compères furent placés dans un renfoncement de mur, à l’abri des regards.
D’autres rixes survinrent. Orion jouait d’inventivité pour neutraliser les soldats de la manière la plus douce possible. Il répandit un gaz qui immobilisa une petite troupe pendant une vingtaine de minutes, les figeant comme des statues, sans qu’ils aient la force de se dégager du poison qui les figeait.
Enfin, après une attente assez angoissante, Ellipsys, au hasard des couloirs, après une sorte de grand hall, découvrit enfin la pièce qu’il convoitait.
La salle de contrôle de l’aile droite.

****************************************************************
Dalma avait quitté la salle de réunion en dernier, Loïk sur ses talons. Quand il allait savoir qui avait libéré les esclaves, il ferait payer à cet inconscient le prix qu’il coûtait de le discréditer à ce point.
Il avait mis en place le code « Rouge », en cas d’incident majeur, un dispositif qui servait normalement en cas d’attaque extérieure. Heureusement qu’il s’attendait au pire.
Mais en entendant la nouvelle, Dalma avait fait tilt. Il connaissait les bâtiments mieux que personne et il en était fier. Et sur ce point résidait une grande question : pourquoi les esclaves étaient-ils partis si loin de leurs cellules d’origine ? Et comment n’avaient-t’ils pas été découverts plus tôt ?
Il trouva deux gardes, à moitié endormis devant les écrans.
« Mais qu’est-ce que vous foutez ! s’écria t’il. »
Il les sermonna une bonne minute, déblatérant tout ce qu’il avait sur le cœur. Enfin, il se tourna vers les écrans.
Beaucoup était pris d’un léger tressautement. D’autres étaient noirs.
« Mais qu’est-ce c’est que ce bordel ! demanda t’il furieusement. »
On toqua à la porte. C’est à peine si Dalma s’en préoccupa. Avec Loïk, ils fixaient les écrans, qui n’indiquaient qu’une seule et même image, toujours la même. Un des gardes, encore sonné par les réprimandes de son chef, alla ouvrir.
« Ils ont déjoué les escameras, gronda Dalma. Ils les ont figées sur un instant bien précis ! »
Ce fut le garde, projeté dans les airs, qui le fit sortir de sa contemplation.
Un adolescent rentra dans la salle.

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MessagePosté: Sam 11 Oct 2014 18:02 
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Chapitre 34 : Loïk vs Nimna et Ophélie



Ellipsys identifia tout de suite les deux individus susceptibles de leur poser problème. Un jeune, qui d’après ses airs hautains et fanfarons devait être un petit prétentieux avide de faire carrière. L’autre, bien plus âgé, avait l’air plus expérimenté.
Ellipsys devina une attaque éminente, et recula à l’aide de ses réacteurs. Ils sortirent.
« Je suis le chef de la sécurité ! Qui que vous soyez, vous ne pourrez pas mettre du trouble ici, tant que je serais en vie ! Une dernière parole ?
- Laissez-vous faire, suggéra Ellipsys. »
- Tu nages en plein délire, mon garçon ! »
Ils avancèrent au pas de course. L’adolescent fit face, concentré. Wild-Doï posa une main sur son épaule.
« Laissez nous faire le travail, Ellipsys. Vous n’êtes pas habitué aux premières lignes, et cela vous épuise inutilement. Allez faire votre travail dans cette foutue salle, avec Orion, pendant que nous réglons le problème.»
Ellipsys hocha la tête.
Le vice-capitaine rugit et fit place à sa transformation mi-homme mi-bête. Il se jeta sur Dalma. Ellipsys courut vers la salle de contrôle. Loïk s’interposa.
« Nuée de toile ! »
Une grande nappe arriva sur le jeune homme. Il l’esquiva sans peine, mais Ophélie l’attendait.
« Points des fracassements ! »
Le prétentieux, rapide, esquiva difficilement. Ellipsys rentra tranquillement dans la pièce, puis ferma la pièce, s’isolant. Les écrans de surveillance et autres appareils de communication étaient désormais sous le contrôle d’Ellipsys.

****************************************************************
Roïlr roula le plus rapidement possible, agile, jusqu’à atteindre Dalma.
« Roller Shot ! »
Dalma le fixa de ses yeux mornes. Il bloqua le coup d’une seule main, puissant et tranquille, après avoir reculé légèrement.
« Les crocs de l’ours ! »
D’un mouvement bestial, Wild-Doï sauta, fonça sur son ennemi, et lui défonça le bras droit. Du sang vola. Wild-Doï devint une cible facile et Dalma en profita.
« Ultimate punch ! »
La mâchoire de Wild-Doï fut secouée, et il fut projeté à terre. Son bras toujours accroché dans sa bouche, le chef de la sécurité roula avec, le martelant de coups, jusqu’à ce qu’il lâche prise. L’assaut répété de Roïlr fit mouche dans le dos de l’homme. Il n’eut pas le temps de souffler, car la lame de l’ex-garde du corps siffla, emportant avec elle un morceau de la tenue du militaire. Il profita de l’assaut maladroit de l’homme-bête pour contre-attaquer.
« Rocket droite ! »
Son poing enfonça les côtes de Wild-Doï avec une violence inouïe. Celles-ci craquèrent, produisant mille cris horribles. Dalma regarda le colosse mettre un genou à terre, son bras encore présent dans ses entrailles.

****************************************************************

« Vous ne pourrez jamais me toucher. Je vais plus vite que n’importe quel pratiquant du « Razor », technique de déplacement du CP9 !
Dans ce cas je t’attends, viens, lâche ! répliqua Ophélie.
Soit ! »
Ophélie sentit sa présence sur la droite. Elle décocha un coup. Loïk arriva sur la gauche. La vitesse du coup produit plusieurs petites détonations. Le corps frêle de la jeune fille, pauvre petit oisillon, s’échoua à terre.
D’autres volatiles, violets et tranchants, volèrent en direction du jeune homme frêle. Les shurikens se plantèrent dans le sol. Loïk avait déjà disparu.
«Pourquoi t’es-tu trompée de direction ? Il t’a fait quelque chose ?
- Non… Je suis sûre qu’il arrivait bien de là. Mais il est si rapide, qu’au moment où je portais le coup, il a changé de direction. Sa vitesse est ahurissante. Vu qu’on ne peut pas le battre comme ça, il faut jouer sur la défensive. »
Une ombre passa, et elles furent projetées au sol après plusieurs détonations.
« On ne parle pas pendant un combat, cria Loïk »
Il s’avança à toute vitesse, zigzaguant sur tous les côtés. Ophélie commença sa transe.
« Razor Punch ! »
Le coup partit à une vitesse phénoménale, invisible à l’œil nu. Loïk réapparut pourtant figé, la main en sang.
« Arcanes des transes, l’armure des destructions… déclara Ophélie. Plutôt utile, n’est-ce pas ? »
Nimna tira, profitant de l’inaction de son adversaire. Sentant le danger arriver, le jeune homme se ressaisit, bien qu’un peu tard, et sa jambe morfla. Il disparut. Une nuée de projectiles arrivait de toutes parts.
« Razor Ultimate ! »
Aucun des projectiles ne le toucha. Il réapparut quelques mètres plus loin, après que la pluie soit passée. Son poing était en sang, et sa jambe saignait après avoir été la cible des projectiles de Nimna.
Mais il souriait.
« C’est tout ? »
Ophélie sourit à son tour.
« Non. J’ai encore quelques surprises ! »
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Des cris résonnaient dans le couloir, donnant la chair de poule. Sifflements de projectiles, craquements, hurlements. Tant de bruits stridents qui s’entendaient à des kilomètres, surtout dans ces lieux, où le moindre bruit provoquait un écho monstre. Et ça n’en finissait pas.
« Tes amis sont bien bruyants, pour des gens qui ne veulent pas se faire remarquer, commenta Orn.
- Il n’était pas prévu qu’on tombe sur des gens coriaces, normalement. Ils doivent être confrontés à des adversaires assez forts, pour ne pas pouvoir arrêter le combat rapidement. N’oublie pas que tu amplifie les bruits, en permanence.
- En effet, il est vrai que, si je n’étais pas là, nous n’entendrions pas grand-chose. Néanmoins, les gens situés plus près que nous doivent être en train de se demander ce qu’il se passe. »
Virtix agita ses tentacules, mal à l’aise. Le plan ne se déroulait pas comme il le fallait. Ce genre de cas était prévu mais n’apportait jamais de bonne nouvelle. Orn le regarda du coin de l’œil.
« Ne t’inquiète pas. Même d’ici je peux agir. »
Il tendit ses mains devant lui, les agita devant lui, puis les ramena contre sa poitrine, comme pour prier.
« Prison de son. »
Ce fut soudainement le silence.
****************************************************************

« Vous ne m’aurez jamais, je suis trop rapide ! Il me suffit de vous fatiguer et de guetter le moment où vous m’offrirez une ouverture ! A ce moment-là, vous ne pourrez plus rien faire pour empêcher votre mort ! Réjouissez-vous, elle sera très rapide ! »
« Speed weapons ! »
Toutes les armes étalées sur le sol se volatilisèrent, et réapparurent dans les airs, en direction des jeunes femmes.
Nimna fit feu à son tour, et Ophélie créa un mur protecteur. Il était déjà dans leurs dos.
« Razor Punch ! »
Nimna fut martelée de coups, avant qu’Ophélie ait créé sa nouvelle barrière. Loïk disparut de nouveau.
« Recommence ta technique de tout à l’heure, et je te garantis qu’on l’aura, souffla Ophélie à sa collègue. »
Elle ferma les yeux, et posa une main sur le calibre de son amie, et l’autre sur la tête de cette dernière.
« Arcanes des transes, vision partagée ! Arcanes des transes, les armes des fracassements ! »
« La farandole des tirs ! »
Dans son coin, Loïk activa sa technique de déplacement ultime.
Les tirs fusèrent, une nuée d’insectes dévorants qui s’entrecroisaient, meurtriers. Malgré une précision accrue de la tireuse, le jeune homme parvenait toujours à échapper aux projectiles. Les shurikens se déformèrent comme par un surplus d’énergie.
Un carnage. Ce ne fut qu’un carnage. L’air se teinta de sang. Loïk reparut, découpé de toutes parts, des larmes coulant sur son visage empli de peur. Plus que de la peur, c’était l’incompréhension qui se lisait sur sa face blême et ses yeux écarquillés.
« En enduisant les projectiles de mon énergie, leur champ d’action augmente, vois-tu, en plus de les rendre plus performants. Toi qui t’amusais à frôler les shurikens pour t’amuser, te voilà bien servi ! »
Loïk la regarda d’un air mauvais.
« Je peux encore m’échapper ! »
Un nuage de poussière se dressa avec son départ volatilisant.
« Il m’a eu, avoua Ophélie. Il bouge constamment, ce qui fait que je n’arrive pas à savoir où il se trouve. Cela lui permet de se cacher, pour récupérer, en attendant de nous réattaquer, sans doute. »
Elles restèrent silencieuses un moment, dépitées. « Pam, pam ». « Pam, pam ». Un bruit de pas. Venant d’un coin de la salle. Un bruit de pas croissant.
« J’entends son mouvement… réalisa Ophélie. Qu’est-ce que… ?
- Profitons-en ! s’écria Nimna. Elle visa. Son arme était déchargée.
Ophélie se leva, les yeux brillants, après avoir activé « les yeux de la vérité. »
« Arcanes des transes : Balles destructrices ! »
Le coup fut visé à l’endroit d’où provenait le son. Le corps de Loïk fut projeté contre le mur sous l’impact. Il était trop blessé et fatigué pour esquiver le coup.
Soudain Virtix et un autre homme arrivèrent en courant.
« Vous l’avez battu ? demanda Virtix, essoufflé. On a rendu ses mouvements plus sonores grâce à mon ami, pour vous aider, mais je…
- Oui, on l’a eu. Il ne reste plus que le combat avec son acolyte, maintenant. »

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MessagePosté: Sam 18 Oct 2014 18:39 
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Bonjours à tous ! Voilà le 35iem Chapitre ! Plus que 3 Chapitre à partir de maintenant... Les choses vont s'emballer !

Chapitre 35 : Chercheur recherché.



Dalma sortit de l’ombre, la mâchoire en sang. Ses vêtements déchirés laissaient entrevoir le pourquoi d’une telle puissance.
Son torse, en partie constitué de métal, comprenait également nombreux muscles de bestiaux, tous plus fort les uns que les autres. Tout son corps trembla.
« Vous êtes très peu à savoir que j’ai été sujet à différentes expériences ! Tous ceux qui le savent meurent, généralement ! »
Il rugit, et se jeta sur les Brain pirates, ne leur laissant aucune marge de manœuvre. Sa puissance était brute, véridique, et il la déployait sans vergogne.
« Rocket droite ! »
Tout son corps se balança vers la droite, plaçant un uppercut mortel vers Roïlr. Ce dernier esquiva miraculeusement, glissant sur ses rollers.
« Glissade shot ! »
D’en bas, le jeune révolutionnaire lui envoya son pied dans la mâchoire. Celle-ci, déjà meurtrie, céda sous le choc. Le chef de la sécurité fit un pas en arrière.
Wild-Doï se releva tant bien que mal. Son ventre saignait abondamment et il boîtait mais il se redressa et fit face, imposante stature.
« Il est farci de métal, il va falloir passer outre sa protection ! »
L’ours grogna. Dalma répondit. Le combat était violent. Une rage à l’état brut. Wild-Doï fendait, Roïlr frappait, Dalma résistait et contre-attaquait. Botte, coup bas, la danse continuait, mortelle, encouragée par les petites giclées de sang qui partaient des corps des malheureux acrobates. Mais, en raison de sa blessure, l’ex-garde du corps fatiguait. Il fallait en finir vite. Le colosse accéléra le rythme, et son sabre dansa à son tour, tournoyant sur la piste.
« L’estafilade de l’ours ! »
Le coup fut placé entre deux plaques d’acier, et mordit férocement le chef de la sécurité. Celui-ci grinça des dents, se débattit, mais Wild-Doï était impitoyable, et le cogna avec fureur, le broyant, et le privant de sa seule chance de sortie. Roïlr finit par l’écraser au sol avec souplesse, finissant leurs danses.
Mais Dalma voulait toujours danser. Il agrippa aveuglement le jeune révolutionnaire avant que Wild-Doï le prévienne du danger. Il l’agrippa violemment. Il banda ses muscles.
« Tu vas mourir, dommage pour toi. Mon coup sera aussi pénétrant qu’un finger gun. Meurs !! »
« Tentacules Urticants ! »
Le coup partant de derrière le toucha sans qu’il puisse réagir. Il lâcha prise et s’écrasa sur le sol. Dalma avait finalement eu son compte.

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« Déchirure aérienne ! »
Le coup prit l’homme à la taille, et il s’effondra, comme tous ses compères avant lui. Finster avait bouché à lui seul un carrefour, empêchant quiconque de passer par là.
Les esclaves avaient finalement été matés, petit à petit.
« Alors, demanda Ardam, on les as tous ?
- Non, répondit une dame d’une quarantaine d’année, hautaine et pincée, mais aux grandes qualités militaires. Il nous en manque trois : Robin, l’exterminateur de pirates, Yafala, des plantes, et Orn, le prince du son.
- Autrement dit, les trois plus forts, ou en tout cas, les expérimentés. Ca ne sera pas facile de les avoir, ils sont malins, j’en suis sûr, pour avoir réussi à s’échapper de l’étau. On a déjà essuyé de nombreuses pertes, il faudrait ménager nos troupes.
- Débrouillez-vous mais attrapez-les ! »
Finster tourna les talons, agacé. Ici, tout le monde l’énervait. Enfin, hormis quelques-uns de ses pairs. Mais le jeune contre-amiral trouvait cette histoire assez étrange. Des esclaves qui arrivent à se libérer grâce à un de leurs compagnons ? Peu probable… Encore plus improbable, qu’ils aient réussi à se procurer un puissant antidouleur. Suivi d’Ardam, il parcourut les quelques pâtés de maison jusqu’à la grande bâtisse. Les esclaves s’étaient aventurés bien loin du bâtiment, en fin de compte. Grâce à cette explosion. Encore un événement perturbant. Comment des esclaves pouvaient détenir un explosif ? De cette puissance, qui plus est ? Les soldats n’en avaient pas, et aucun des détenus n’était à même d’en avoir via une capacité quelconque. Alors, pourquoi ?
Au tournant, les deux contre-amiraux tombèrent sur un grand gaillard, couvert de poison. Il portait beaucoup de bandages, qui dataient de quelques jours. Beaucoup d’esclaves gisaient à ses pieds.
« Monsieur Magellan ? l’interpella Ardam. C’est bien vous ? Contre-amiral Ardam, et voici le contre-amiral Finster.
- Des marines ? Vous voilà enfin ! Je me demandais d’où sortaient ces drôles de gens, ils m’ont attaqué sans raison, les pauvres vermines… Je me dirigeais vers la salle de réunion quand…
- Une réunion ? »
Magellan semblait au plus bas. La blessure qu’il avait subie était sévère et le faisait souffrir, bien qu’il fût soigné par de grands médecins. Son honneur en avait pris un coup.
« Je viens m’expliquer en ce qui concerne l’incident d’Impel Down. Tout est de ma faute… Je ne vaux plus rien. Vous vous imaginez l’image de la prison maintenant ? Tout est ruiné… Enfin, ou allez vous ?
- En direction de la cellule des esclaves. Je veux voir ça de mes propres yeux.
- Eh bien, je vous accompagne. Je n’ai pas envie d’aller à ma réunion, et tout prétexte est bon à prendre… »
Un soldat déboula d’un coin de la rue.
« Monsieur ! Des soldats ont été retrouvés morts ou endormis dans les couloirs ! Dans la partie centrale du bâtiment. Les cadavres sont morts depuis plus de 30 minutes déjà. Personne n’y comprend rien !»
Les yeux des marines se figèrent d’effroi.
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Orion ouvrit la porte, après s’être assuré de l’identité de chacun. Il se précipita sur Wild-Doï dont la blessure au ventre ne finissait pas de couler. Ellipsys quitta ses écrans pour regarder les nouveaux venus.
« Orn je suppose. J’ai déjà vu ta tête dans les journaux, il y a environs deux ans, je dirais. Explique-moi ta venue ici.
- Sortir dehors ne m’apportera rien, à part la mort, ou une longue vie de servitude. Je me range du côté des forts. Vu comment votre plan est ficelé, vous avez dû prévoir une sortie. Et c’est sur celle-ci que je table.
- Il m’a sauvé la mise, alors qu’il savait que je n’étais pas un vrai esclave. C’est pour ça que je l’ai laissé venir, intervint Virtix.
- Très bien. Je suis sûr qu’Orn nous sera d’une grande utilité. D’ailleurs, il est certain qu’il nous aide déjà en ce moment. Et puis, j’aimais bien tes ambitions, que tu gardais pour toi il y a deux ans, bien qu’elles n’aient pas abouti...
- Mes ambitions ? Vous les connaissez ?
- Bien sûr. Je connais beaucoup de choses. Mais ne traînons pas. »
Il retourna les plans. L’état de Wild-Doï n’était pas fameux, mais Orion avait déjà prodigué les premiers soins. Il le dopa de quelques substances, pour le maintenir à bloc, et lui transféra du sang. Les filles étaient victimes de quelques contusions, et de balafres, mais rien qui ne mette leur vie en danger. Orion les examina, leur administra quelques dopants, et nettoya les plaies, et fit de même avec Roïlr, qui affichait des blessures similaires.
Ils restèrent dans la salle une petite demi-heure. Finalement, Ellipsys embarqua avec lui un nouveau plan, et ils sortirent en catimini de la salle de surveillance, après avoir désactivé toutes les escameras du secteur.
« J’ai plusieurs salles à inspecter, mais toutes ont l’air vide. Trouver celle qui conduit au poneglyphe ne sera pas aisé, je crains.
- Comment comptes-tu trouver la bonne ? questionna Virtix. Il y en a tellement.
- Nous allons aller dans le bâtiment d’origine. Le plus vieux bâtiment est le seul capable de renfermer une de ces antiques stèles. Après je m’orienterai avec les noms des salles…
- Le nom des salles ?
- Toutes ces pièces ont des noms… »
Ils partirent vers le vieux bâtiment, situé dans la profondeur de l’aile droite, s’éloignant de ce fait de l’endroit où, dans les faits, avait éclaté la rébellion.
Ils visitèrent en premier la grande et glorieuse salle des « écritures », une belle salle remplie de livres dorés, aux belles jaquettes, puis enchaînèrent avec celle des stèles, remplie de grands blocs de pierres, plus rares les uns que les autres.
Ils parcoururent plusieurs pièces du même style, dont le nom pouvait évoquer d’une manière ou d’une autre l’antique stèle que l’adolescent cherchait. Ellipsys, alors que les minutes passaient, ne parlait presque plus, ruminait, exaspéré et dépité. Il s’arrêta alors pour faire le point.
« Mais Ellipsys, je ne comprends pas comment tu comptes y arriver maintenant… Tu ne t’attendais pourtant pas à ce qu’il soit exposé comme ça… ?
- Bien sûr que non, Nimna, répondit Ellipsys, d’un murmure. Ce que je cherche est un passage qui permette d’accéder à la pièce où se trouve la stèle. Cette dernière est cachée, bien entendu…
Je cherche l’entrée, l’antichambre, en quelque sorte… »
Ellipsys se figea. Il avait compris quelque chose…
« L’antichambre. Je suis totalement passé à côté. Maintenant nos ennemis vont nous coller aux basques… La salle qu’on cherche est peut être l’Antichambre du repos, contigüe aux appartements privés des dragons célestes. Le repos s’explique peut-être avec la méditation des informations contenues sur la stèle… Il faut vérifier ça ! »
Ils s’élancèrent dans les couloirs. Grâce à Orn, ils étaient devenus insonores, et les escameras furent pour la plupart déjouées sur leur chemin.
Ils débouchèrent finalement dans une petite pièce, portant un tas de bas-reliefs sur les murs, un cul-de-sac. L’endroit était douillet, couvert de grands canapés.
Ellipsys eût un grand sourire de soulagement.
« C’est bon, je suis sûr que c’est là. »

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MessagePosté: Sam 25 Oct 2014 12:30 
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Hello ! Voici le Chapitre 36 ! J'espère qu'il vous plaira !

Chapitre 36 : Agitation.



L’Anti-chambre du repos était une pièce tout sauf reposante. L’espace était étriquée, et les nombreux bas-reliefs qui recouvraient entièrement la pièce lui donnaient une atmosphère lourde et dense. Même le sol était peint. Quand à l’éclairage, il était assuré par de grandes lampes à huile, placées stratégiquement, afin de jouer sur les ombres produites par le bas-relief.
« Qu’est-ce que signifient tous ces symboles, demanda Nimna. C’est inquiétant.
- Une langue oubliée, à l’instar des Poneglyphes, expliqua Ellipsys. La langue des rois. Des textes que seuls leurs compères pouvaient déchiffrer. Seulement, dans le temps, les dragons célestes, pris de paresse, ont cessé d’apprendre cette langue et elle est tombée en désuétude. Je ne sais pas s’il existe encore quelqu’un dans le monde capable de déchiffrer ces symboles.
- Tu ne peux pas le faire ?
- Non. Je n’ai aucune affiliation avec les dragons. Le fait même que je connaisse l’existence de cette langue est quelque chose d’exceptionnel, alors la traduire… D’après ce que j’en sais, de nombreux savants s’y sont cassé les dents, elle était vraiment propre aux rois, très difficile.
Avec un peu de temps, j’y arriverai peut-être, mais je n’ai pas vraiment le temps… C’est tout de même dommage, car ça nous aiderait bien…
Il nous faut trouver l’interrupteur. »
Ils se mirent au travail. Ellipsys nota beaucoup de symboles récurrents sur son carnet, et tenta d’établir un lien clair entre ceux-ci. Ils fouillèrent le sol, et inspectèrent tous les éventuels endroits où pouvait potentiellement s’ouvrir un passage.
Après une inspection minutieuse à l’aide d’un bâton, et l’aide du maître des sons, ils trouvèrent l’endroit, creux, qui indiquait le début du passage. Seulement, cela ne les avança pas à grand-chose, l’ouverture étant protégée par d’énormes dalles, immuables.
Le temps s’écoulait, inexorablement, et Ellipsys sentait venir ce qu’il avait ressenti. Mais il chassa très rapidement cette idée de sa tête, pour se concentrer sur son affaire présente.
« Les signes qu’on retrouve ici sont assez primaires, ou en tout cas le laissent penser… murmura Ellipsys en désignant une partie du mur. Des cordes, un soleil… De plus on retrouve nombreux animaux… »
Il toucha la corne en relief d’un taureau qui fonçait vers un homme. Beaucoup d’autres bêtes, du serpent au mouton, étaient éparpillées au milieu de textes et d’enluminures.
« Il manque le dragon, remarqua Nimna. N’est-il pas l’emblème des Dragons Célestes pourtant ? »
Ellipsys tourna la tête vers la jeune fille, pensif.
« Il y a un dragon sur les lampes, indiqua t’il. Mais… »
Il se retourna vivement sur le mur.
« Ces dessins. Je ne pensais pas qu’ils seraient la clé du mécanisme, car ça serait trop facile. C’est forcément lié aux écritures. Mais peux être que… Le soleil est devant tous les animaux, et a l’air de les éclairer. Si on décide que ces animaux sont le peuple, celui qui dirige est le soleil… Ou la lampe ! Qui est symbolisée par le dragon. La stèle a été créée par les ennemis de cette royauté. Ils doivent donc être logiquement diabolisés… L’arbre a la plus longue ombre. »
Orion regarda de plus près l’arbre.
« Tu veux dire l’arbre des légendes ! Ca se tient. Mais cet arbre n’est pas l’interrupteur. Je l’ai inspecté tout à l’heure.
- Non, il ne l’est pas. Mais son ombre… ?
- Il n’y a rien dans son ombre… Juste une cavité. »
Ellipsys l’examina.
« Il faut replacer une pièce manquante qui fait pression. C’est ça qu’indique le texte. En partie du moins.
- La clef des dragons célestes. Leurs médaillons ? suggéra Orn.
- Oui c’est probable.
- Ces clefs sont perdues depuis des années, indiqua Orn. Vous pouvez me faire confiance, j’en sais un rayon à ce sujet.
- Je sais. Mais ce système est un peu vieux, à notre époque. »
Il sortit de sa poche son casse-tête change-forme. L’objet aux anneaux s’adapta sur la roche, changeant immédiatement de forme.
« Je l’ai conçu pour ouvrir les portes, précisa Ellipsys. »
Il appuya fermement.
Un déclic retentit. Tous les mécanismes se mirent en branle. Tous était fatigués, Orn suait à force maintenir la prison des sons, et la marine ne tarderait pas à venir. Mais un couloir s’offrait à eux.

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Le conduit était étroit, évidemment, et leur progression était ainsi très lente. Le conduit n’était pas décoré, allant à l’encontre de la mode du coin, et avait une odeur de renfermé et de vieux. Des couches de poussière se levaient à chaque pas. Des torches, situées en début de parcours, leur servaient à se repérer.
Plus besoin d’Orn pour entendre ce qui se passait au dehors. Le couloir était une caisse de résonnance, et les Brain Pirate eurent la confirmation que la Marine s’était bien rendu compte de la supercherie. Ils pressèrent le pas.
« On s’enfonce vraiment profondément, songea Ellipsys. On doit être au moins dans le troisième sous sol… On voit bien, d’après les murs, et les bruits qui résonnent, que d’autres salles sont construites, ici. Quels secrets gardent donc celles-ci ? »
Le couloir s’élargit quelque peu. Et ils arrivèrent. C’était une grande salle, peu décorée, mais grandiose tout de même. Elle ne portait aucun insigne royal.
« Elle n’a pas été construite par les dragons Célestes. Ils ont juste implanté leurs bâtiments dessus, après le siècle oublié, enterrant ainsi ce Poneglyphe.
Ellipsys s’approcha doucement et posa sa main sur les lignes gravées sur le bloc en pierre. Il touchait enfin au but.

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Finster et Ardam fulminaient. Finster surtout. Tous s’étaient fait avoir comme des bleus. Une seule escamera, une ancienne, qu’on avait laissée là par inadvertance, avait réussi à prendre la scène, depuis l’angle médiocre où elle était placée. On les voyait, les intrus, marcher d’un pas rapide, néanmoins tranquille. Mais leurs déguisements n’étaient pas suffisants pour tromper un œil avisé, si ce dernier observait quelques secondes de plus. Le chef de la troupe releva la tête. La moitié de son visage était masquée. Mais Finster n’avait jamais oublié les yeux d’Ellipsys Alkin.
« D’après nos données, on a réussi à déduire qu’ils sont allés quelque part dans le vieux bâtiment, dit l’un des gardes. Entre le premier et le deuxième étage, vraisemblablement. »
Les deux hommes s’élancèrent, laissant en plan le pauvre Magellan qui ménageait sa blessure.

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« Ellipsys, je sais qu’il te faut du temps pour déchiffrer ce poneglyphe, mais nous n’en avons plus maintenant, il faut partir, pressa Wild-Doï . Nous sommes en retard sur le plan et Hakid ne va pas pouvoir faire la diversion correctement. On doit partir !
- Une seconde…
- Ellipsys. A ce rythme, on est tous morts. »
Le génie releva la tête, souriant.
« C’est bon, allons-y. J’ai à peu près fini. Wild-Doï prend la tête, je suivrai en queue avec Orion, je suis trop fatigué pour mener, et je dois encore réfléchir à ce que j’ai découvert. »
Ils s’engouffrèrent tous dans le tunnel. La remontée fut rapide, tous y mettant du sien.
La lumière arriva bientôt.
« Il y en a qui arrivent, droit sur nous, indiqua Ophélie. Je crains que l’affrontement soit inévitable. »

****************************************************************
Finster déboula dans l’anti chambre du repos, comme lui avait indiqué son interlocuteur via escargophone. Un passage se trouvait, béant dans un coin de la pièce. Finster regarda à l’intérieur d’un coup d’yeux bref. Ils sortirent d’un coup. Le sabre de Finster ripa sur celui du garde du corps. Adram arriva furieusement, avec une tripotée de soldats. Les gardes ouvrirent le feu. Les Brain Pirate aussi. Wild-Doï ne perdit pas une seconde, et engagea le combat contre les contres-amiraux, créant une ouverture. Les combats firent rage dans les appartements, et se répercutèrent dans les couloirs.
« Son aigu ! »
Orn poussa un cri des plus hauts, strident, qui déchira les tympans de tout le monde. Les Brain pirate, partiellement protégés, se remirent plus rapidement.
« Brouillard serpent ! »
Orion déclencha un vento-dial qui renfermait de l’air empoisonné, ce qui créa une couverture grise. Tous les membres de la bande étaient immunisés contre ce poison depuis bien longtemps.
Ils s’échappèrent rapidement, laissant leurs ennemis en plein milieu du gaz qui les assaillait avec perfidie. Bien que blessé, Finster courut à leur poursuite, en criant à Ardam :
« Va vérifier le conduit ! Remonte quand tu auras fini ! Je me charge d’eux. »
Il ajouta à son escargophone :
« Dis à toutes les unités de se ramener. On va les coincer cette fois ! »
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Hakid vérifia une dernière fois que tout allait bien. Il y avait de l’agitation autour de lui, c’est sûr. Mais il devait partir maintenant. Il s’efforça de ne pas penser aux derniers mots d’Ellipsys. C’était trop dur à croire. Comment allait-il devoir dire ça aux autres… ?
Il chassa toute mauvaise pensée. Il avait du pain sur la planche. Il surgit, tel un chat, du coin sombre où il s’était caché.
« Mes frères, s’écria t’il. Aujourd’hui, l’heure est pour nous de nous rebeller. Levons-nous contre ce régime ! »
Les esclaves anesthésiés levèrent mollement la tête. Le produit que Hakid répandait grâce à un vento-dial, ne tarderait pas à les réveiller normalement.
« Les esclaves de l’autre cellule se sont eux aussi soulevés, et on m’envoie ici ! Venez vite ! »
Le réveil fut plus rapide que pour le premier groupe, mais il parut bien long à Hakid. Les esclaves murmuraient, inquiets, mais Hakid les rassura du mieux qu’il put. Les cliquetis des chaînes qui s’enlevèrent résonna bien vite un peu partout dans la salle. Le vacarme, qui régnait depuis quelque temps maintenant dans tout le bâtiment, indiquait finalement une chose pour les esclaves : leurs compères s’étaient bel et bien soulevés.
Hakid ouvrit la porte, où l’attendaient les cadavres des cinq soldats qui se trouvaient nouvellement postés là après la première échappée des esclaves. Expérimenté, Hakid avait eut du mal à la battre, mais finalement, les petites doses de poison disséminés dans l’air avant le combat, et les pilules boostantes, qu’il avait ingérées, finir par triompher. Il souffrait tout de même de plusieurs entailles sur le buste, et sa jambe droite formait, par moment, un drôle d’angle, pas très naturel. Seulement, les blessures étaient bénéfiques dans un sens : le réalisme de son rôle d’esclave en était renforcé.
« Les amis ! s’écria Hakid. Nous n’avons plus beaucoup de temps, les forces de l’ordre nous assaillent de toutes parts ! Une fois dehors, la sortie sera notre unique objectif ! J’espère que vous êtes prêt à faire face à ce qui nous attend ! »
Des hurlements d’approbation lui répondirent.

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MessagePosté: Sam 1 Nov 2014 13:28 
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Bonjours à tous ! Avant dernier chapitre !

Chapitre 37 : Manquant à l’appel.



Finster leva haut son sabre, lentement, puisant au plus profond de lui-même toute sa force. Sa concentration était à son paroxysme. Il l’abattit brutalement, férocement, libérant l’énergie accumulée.
« Déchirure aérienne ! »
L’onde de choc, furieuse, frappa Wild-Doï de plein fouet. Le contre-amiral courut jusqu’à lui.
« Allez-y, cria le colosse. Je vous rejoins après m’en être débarrassé ! »
Il para le coup perçant de Finster, plaça un coup d’estoc, prit ses marques. Le marine, lui, prit les devants. Son arme effectua une belle parabole dans les airs, avant d’atterrir, avec une force maîtrisée, sur la garde de vieux soldats. La puissance du coup l’obligea à reculer, tandis que Finster enchaîna les coups à grande vitesse, tentant de passer la défense de Wild-Doï.
« Le saut de l’ours ! »
Wild-Doï sauta, et se retrouva au-dessus de son adversaire. Il prépara son arme.
« La frappe de l’ours ! »
Le coup, frappé en pleine chute, déchira le bel uniforme de Finster, le teinta ainsi d’une fleur rouge. Ce dernier contre-attaqua tout de même rapidement, ne cédant pas à la pression. Les lames s’entrechoquèrent. L’ex-majordome prit cette fois les initiatives.
Il chargea, feinta, et tenta un coup en biais. Finster para aisément, mais Wild-Doï, maintenant à terre, avait traversé la garde du marine. La percée du vieux soldat, plein d’expérience, avait fonctionné, bien qu’il ait pris beaucoup de risques en l’effectuant. D’un mouvement du bras, il donna un uppercut dans le bras. Bien qu’un peu mou, celui-ci fit lâcher son arme à Finster, et elle vola un peu plus loin. Wild-Doï se releva promptement, tenant en joue son adversaire.
« Razor ! »
Le contre-amiral disparut. Un deuxième coup de poing, en plein thorax l’arrêta au vol, le projetant au loin. Finster bouillait. Il cracha un mollard de sang. Il avait atterri juste à côté de son sabre, qu’il saisit prestement.
Et le combat reprit de plus belle. Les fers battaient et s’entrechoquaient, les techniques plus habiles les unes que les autres. Finster faiblissait, et sachant cela, l’intéressé augmentait l’intensité du combat, pour ne pas en perdre une miette. Le poison d’Orion faisait son effet, bien que le marine ait résisté longtemps.
« La furie de l’ours ! »
Force inouïe, techniques d’expert, le jeune marine subit tout cela sans broncher, malgré son corps raidi par la fatigue, et la violente fièvre qui le rongeait. Il leva son sabre, et marcha résolument vers son adversaire, décidé.
« Déchirure…foudroyante ! »
Synchronisant ses mouvements sur ceux du vice-capitaine, Finster traversa la garde de ce dernier, d’un simple mouvement de bras. Le coup ne fut pas sévère. Mais les yeux malins et performants du marine avaient perçu la défiance du colosse, à l’endroit où Dalma l’avait transpercé. Le coup rouvrit la plaie. Wild-Doï serra les dents. Le combat tournait en sa défaveur, finalement.
Finster chargea, brandit son sabre, commença son mouvement… Et fut engloutit par une horde de détenus fraîchement libérés, souriant à la liberté, criant sus aux forces de l’ordre. Assailli de toutes parts, le pauvre contre-amiral, exténué, se défendit tant bien que mal, tandis que Wild-Doï parvenait tant bien que mal à remonter en direction de ses compères.
Hakid l’accueillit avec un grand sourire.
« J’arrive juste à temps, on dirait.
- Maintenant que nous sommes tous là, je crois que nous devrions nous carapater, suggéra Nimna. On n’a pas de temps à perdre.
- Tous là ? répéta Wild-Doï. »
Il regarda ses compagnons d’un air froid et dur.
« Je ne vois pas Ellipsys. »

****************************************************************

Ellipsys respira un grand coup. Il était enfin seul. Feignant d’accompagner son équipage, il avait en fait gagné seulement le milieu du conduit, et profité de l’agitation que lui procurait l’arrivée de la marine pour revenir sur ses pas. Son plan résidait surtout sur Ophélie : la jeune fille s’apercevrait directement de son absence, et le rapporterait aux autres. Heureusement pour l’adolescent, la jeune fille s’était finalement laissée convaincre. Quand à Orn, il avait juste promis aussi sec qu’il ne dirait rien à personne, car il s’en fichait. L’adolescent, placé aux côtés d’Orion, avait réussi à lui prendre quelques une de ses feuilles, placées à la ceinture de ce dernier, avec les quelles il prépara un stratagème pour le semer : une illusion durant plusieurs secondes. Orion avait beau être plus ou moins insensible à certains poisons, les illusions marchaient tout de même sur lui.
Ellipsys ne faisait pas ça de bon cœur. Il y était obligé. Sa tête, avide, le contraignait à revenir dans la grande salle du poneglyphe.
Ce dernier, contenait des informations tellement importantes, qu’elles étaient doublement dissimulées, car après la traduction se trouvait de nombreuses énigmes, que l’adolescent n’avait pas encore déchiffrées. Mais, plus important, le bas du bloc n’était pas encore traduit. Peu importe les conséquences. L’adolescent s’assit et réfléchit.
Peu à peu, les mots vinrent, les réponses suivirent, une véritable farandole, alors qu’Ellipsys continuait son numéro de gymnaste avec ses neurones. Le génie peinait à tout trier, ranger, analyser et commenter, comme une vieille employée de l’administration, en fin de journée.
« La vérité. Ici, tout n’y est pas, évidement, murmura Ellipsys. Il me faut en trouver d’autres. Mais tout de même, quelles informations… »
Un bruit soudain le tira de sa réflexion.
« Toi ! cria Ardam, qui surgissait du conduit. »
Les yeux d’Ellipsys se posèrent sur le contre-amiral, inexpressifs.
« Moi. Je suis ravi de vous voir, Ardam . Au moins, j’ai l’honneur de connaître l’un de mes assaillants. »
Ardam regarda successivement la grande stèle et le jeune garçon, plissant les yeux.
« Tu veux faire comme les démons d’Horara ?
- Non, pas vraiment. Mais ma curiosité a toujours soif, et il se trouve que le siècle oublié a bon goût. Tout ce que cherche à cacher le gouvernement, a généralement bon goût.
- Eh bien tu n’iras pas bien loin… Dragon punch ! »
L’adolescent activa ses réacteurs et se mit hors de portée.
« Je ne pensais pas avoir à vous affronter un jour, déclara Ellipsys. Et je ne tiens pas à le faire, alors, si vous voulez bien m’excuser… »
Il s’approcha de la sortie, glissant sur le sol comme un enfant sur une patinoire. Ardam s’interposa.
« Vous plaisantez ? »
Ellipsys fronça les sourcils.
« Non, je ne plaisante pas. Je sais très bien que vous ne me laisserez jamais passer. Mais je vais être franc avec vous. Je n’aime pas me battre. Je ne me suis presque jamais battu. Ce système, dit-il en désignant ses réacteurs, est surtout défensif. « Au cas où », vous voyez le genre…
- Eh bien vos précautions vont enfin servir à quelque chose ! Dragon Gun ! »
« Répulsion ! »
Le jeune génie activa ses réacteurs à l’encontre de l’attaque d’Ardam. Les deux attaques se rencontrèrent, s’enlacèrent. Leur étreinte fut intense. Et explosive. Les deux adversaires s’écrasèrent contre les parois.
Ellipsys releva lentement la tête, regardant le marine d’un air las.
« Vous voulez vraiment que je vous dise ? J’attends.
- Arrêtez de m’embrouiller avec vos histoires, hurla Ardam. »
Il repartit à l’assaut.

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 Sujet du message: Re: [fanfic] Brain Pirate.
MessagePosté: Sam 8 Nov 2014 20:06 
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Chapitre 38 : Décision.


Wild-Doï hurla. Il fulminait. Il ne pouvait pas s’en tenir à ça. Il frappa violemment Hakid, sans réfléchir, l’envoyant planer quelques mètres plus loin. La réplique survint aussitôt, et le colosse tomba à la renverse. C’en était trop pour lui, il était rompu physiquement et la pression qui l’entourait le rendait fou. Mais il continuait de hurler, de s’agiter tel un diable emprisonné dans le paradis.
« Ecoutez, c’est le choix du capitaine ! On le sauvera à un autre moment, c’est sûr… expliqua Hakid. Je suis aussi réticent que vous, mais c’est trop tard. Il faut y aller, ou nous allons tous y passer !
- Vous êtes devenus dingues, rugit l’ex-majordome. Il court vers sa mort, et j’ai juré de le protéger ! Vous croyez qu’il survivra ? Foutaises ! Il faut… Il faut… »
Hakid devint subitement tout rouge. Sa voix chevrotait, et son souffle était court et sifflant. Il lui remit le premier papier de la lettre d’Ellipsys.
« Tu me dé-désoles, Wild-Doï. Tu-tu sous-estimes grand-grandement notre capitaine. Il s’en sortira. Et à ce moment-là, nous serons prêts. Mais… regarde …toi… A peine capable de tenir debout ! Et on est tous dans ce cas-là. C’est son choix, et c’est notre capitaine, nous devons obéir. »
Wild-Doï resta silencieux un moment. Il acquiesça finalement, rendant les armes, défait, vaincu. Hakid se calma, et s’excusa brièvement. Le géant se redressa tant bien que mal. Et aussi étrange que cela puisse paraître d’un homme aussi droit et dur que lui, des larmes coulaient le long de ses joues.
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Les Brain Pirate coururent vers la sortie, au milieu du chaos qui sévissait, jouant des coudes pour s’en sortir. Les soldats étaient à nouveaux débordés. Les haut gradés, blessés pendant la bataille précédente, s’étaient retirés dans leurs appartements, croyant que tout était fini, et mettaient du temps à venir. Les esclaves n’étaient peut-être pas aussi dopés que la dernière fois, mais l’espoir de sortir enfin, et d’être si prêt du but était la meilleure des substances. Quelques malins, qui avaient autrefois croupi dans d’autres geôles à Marie-Joie, partirent en bandes, délivrés à leur tour d’autres prisons d’esclaves, situées à l’autre bout du bâtiment. Hakid leur avait laissé l’une des clefs passe-partout fabriquée par Ellipsys.
Les Brain Pirate se heurtèrent bientôt à un os : un couloir bloqué par une unité d’élite. Leurs piliers : Magellan, et son redoutable poison. Bien que blessé sévèrement et bien fatigué, le directeur d’Impel Down dressait son bouclier de poison bien en évidence, rendant l’accès au couloir impossible.
Orion distingua l’homme en question, et s’élança.
« C’est vous qui avez commis tout ceci ? grogna Magellan. Vous n’êtes ni des gardes, ni des prisonniers. Pourtant… Vous mourrez comme toutes les vermines…Hydra ! »
Le monstre de poison fondit sur Orion. Il s’en soucia à peine. Il s’élança, traversant la protection. Il brandit sa sarbacane, souffla une drôle de mixture. Cette dernière explosa en plein vol, après à peine quelques secondes.
« Brouillard maladif. »
Une fumée blanche, paisible et sournoise, se répandit, indolente, tranquille.
« Le poison n’a aucun effet sur, moi, jeune homme, grogna Magellan. Je suis l’homme-poison, pauvre vermine ! Tu sembles plus ou moins résistant, toi aussi… Mais voyons voir si tu résistes à plusieurs couches différentes…
- Je t’arrête de suite mec, le coupa Orion. Petite question : Tu sais que certains poisons peuvent exploser ? Surtout mélangés aux autres ! Bien sûr que tu le sais. Mais tu as dû oublier car… »
Avant que l’hydre de Magellan n’aie pu effectuer son attaque meurtrière, il lâcha une allumette dans le brouillard blanc. Le retour de flamme fut considérable, et le couloir se transforma bientôt en véritable fournaise. Le poison de Magellan, ayant changé de consistance avec le « Brouillard maladif », explosa à son tour. Magellan s’écroula, sonné, marmonnant quelques phrases sur son inutilité, et son devoir de se suicider.
Les Brain Pirate, heureux d’avoir surmonté l’obstacle, récupérèrent Orion qui était gravement blessé, ayant été pris au cœur de l’explosion, et arrivèrent bientôt dans la première salle aux esclaves.
Ils rouvrirent le passage dans le mur qui avait été préalablement bouché ; et le conduit s’offrait à eux. L’opération touchait à sa fin.

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Ellipsys se releva, le sourire aux lèvres. Il saignait quelque peu, mais il souriait. Son adversaire était également debout, mais il ne bougeait plus.
« Vous avez finalement compris la suite, n’est-ce pas, contre-amiral ? La suite… »
Il détourna la tête et se rapprocha du bloc. Des bruits de pas résonnaient dans le conduit.
« C’est comme aux échecs… commenta Ellipsys. Certaines stratégies comprennent quelques sacrifices. »
Finster débarqua, l’épaule en sang, un œil fou, et une large fente sur le bassin. Il était en piteux état, et paraissait plus vieux que jamais. Derrière lui, se tenait une grande prestance : le vice-amiral Sny, qui avançait d’un pas tranquille. Les deux marines mirent quelques secondes avant de prendre conscience de la situation.
« Alkin, tu es fait ! cria Finster. »
Ellipsys tourna sa tête vers le vice-amiral qui souriait. Ellipsys eut un mince sourire également.
« Je pense que je dois me rendre, dans ce genre de situation, n’est-ce pas ?
- Oui, c’est souhaitable, répondit Sny. Certains se battent comme des fous pour l’honneur, mais…
- Ce n’est pas dans mes projets. Si c’était le cas, j’aurais d’abord commencé par me battre avec votre camarade, premier arrivé ici. »
Ellipsys enleva tout son attirail, montrant bien en évidence qu’il n’avait rien, bien minutieusement. Cela n’empêcha pas Finster de vouloir le fouiller, une fois qu’il s’avança vers lui.
« J’ai croisé votre équipage, Alkin. Mais je n’ai pas réussi à les arrêter. Ils doivent avoir disparu maintenant, je suppose…
- Oui c’est fort probable, affirma Ellipsys.
- Pourquoi ? »
Finster et Ardam était dépités. Leur adversaire était à leur merci, mais l’arrière-goût était comme insupportable : comme si Alkin avait, de nouveau, tout prévu.
« Pourquoi n’êtes-vous pas parti avec votre équipage ? Pourquoi ? »
Ellipsys le regarda d’un air songeur.
« Par fantaisie. Et par curiosité. »
On lui passa les menottes.
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Ses fers cliquetaient. Le tribunal était grand.
« Ellipsys Alkin, vous êtes donc condamné à vie à la prison d’Impel Down. Terminé »
La sentence était tombée. Condamné à vie… Impressionnant. Ellipsys regarda une dernière fois l’assemblée. Avec un regard que l’on n’oublie pas. Un regard que Finster et Ardam n’oublièrent jamais.

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